Trump publie une image aux côtés de Dolly Parton, bien qu’elle ait refusé à deux reprises sa Médaille de la Liberté
Dolly Parton a passé des décennies à se tenir à l’écart de la politique, bien décidée à ne laisser aucun des deux partis la revendiquer comme sienne. Quelques jours après son décès, Donald Trump a publié un dessin le représentant aux côtés de cette légende de la musique country, tout en affirmant qu’elle l’« appréciait vraiment ». Cet hommage inhabituellement personnel met en lumière un contraste déconcertant : Parton a refusé à deux reprises la Médaille de la Liberté décernée par Trump et s’est toujours opposée à devenir le symbole politique de qui que ce soit.
Trump rend hommage à Parton
Donald Trump a publié une série d’hommages à la suite du décès de Dolly Parton, icône très appréciée de la musique country, à l’âge de 80 ans. Le président a rendu hommage à une artiste dont la popularité dépassait largement le cadre de la musique country et a ordonné que les drapeaux américains soient mis en berne dans tout le pays pendant une semaine, marquant ainsi son décès par un hommage présidentiel d’une ampleur inhabituelle.
Un dessin attire l'attention
Quelques jours plus tard, Trump a partagé un dessin le représentant aux côtés de Parton, plaçant ainsi le président directement à côté de la chanteuse disparue dans son dernier hommage. L’image a attiré l’attention car Parton avait passé des décennies à éviter soigneusement toute affiliation partisane, ce qui a conduit certains critiques à se demander si Trump ne personnalisait pas ou ne politisait pas la mémoire d’une artiste connue pour transcender les clivages politiques.
« Elle m'appréciait vraiment »
Ce dessin faisait suite à des propos particulièrement personnels tenus par Trump au sujet de sa relation avec Parton. Lors d’un entretien avec l’animateur de radio conservateur Glenn Beck, Trump a comparé son décès à « la perte d’un membre de la famille ». Tout en reconnaissant qu’il ne la connaissait que vaguement, il a souligné son immense popularité avant d’ajouter : « Elle m’appréciait vraiment, je peux vous l’assurer. »
Drapeaux en berne dans tout le pays
La première réaction de Trump avait porté exclusivement sur l’héritage culturel de Dolly Parton. Il avait annoncé que les drapeaux américains resteraient en berne pendant sept jours, écrivant : « C’est avec une grande tristesse que j’apprends le décès de Dolly Parton, l’une des plus grandes chanteuses de country, et bien plus encore, de tous les temps. C’est une véritable perte pour des millions de personnes. »
Trump rend hommage à une icône américaine
Trump a poursuivi son hommage sur Truth Social en soulignant la place unique qu’occupe Parton dans la culture américaine : « Il n’y a jamais eu personne comme elle, et il n’y en aura jamais. » En annonçant la décision concernant le drapeau, il a conclu : « Repose en paix, Dolly ! Le monde t’aime. Le président DONALD J. TRUMP ». Ses propos reflétaient l’influence extraordinaire que Parton a acquise au fil des décennies.
Parton a évité les étiquettes politiques
Cette popularité universelle était un atout que Parton s’est efforcée de préserver. Tout au long de sa carrière, elle a systématiquement refusé les invitations à s’associer à l’un ou l’autre des grands partis politiques. En 2020, elle a expliqué sa démarche au journal USA TODAY : « J’ai autant de fans républicains que démocrates et je ne veux en fâcher aucun, alors je ne m’implique pas en politique. »
Deux propositions de Trump
La volonté de Parton de rester en dehors des luttes partisanes apporte un éclairage important sur son histoire avec Trump. Au cours de son premier mandat, on lui a proposé à deux reprises la Médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction civile du pays. Elle a décliné ces deux invitations, même si Parton n’a jamais présenté ces décisions comme un rejet personnel de Trump ou de sa présidence.
Pourquoi elle a dit non
Parton a expliqué qu’elle avait décliné la première proposition de Trump car son mari de longue date, Carl Thomas Dean, était gravement malade et qu’elle souhaitait rester à ses côtés. Lorsqu’une nouvelle occasion s’est présentée, la pandémie de COVID-19 a rendu les déplacements et la participation à une cérémonie à la Maison Blanche difficiles, ce qui l’a amenée à refuser cet honneur une deuxième fois.
Biden l'a proposé lui aussi
Sa réticence ne se limitait pas à Trump. L’administration Biden a ensuite contacté Parton pour lui proposer la même distinction, ce qui a créé un autre dilemme. Après avoir refusé deux fois l’offre de Trump, accepter celle de Joe Biden risquait d’être interprété comme une prise de position politique. Parton a expliqué clairement son hésitation : « Maintenant, j’ai l’impression que si je l’accepte, je m’impliquerai dans la politique, alors je ne sais pas trop. »
Un héritage qu’elle a soigneusement préservé
Ces trois propositions illustraient la détermination hors du commun dont faisait preuve Parton pour éviter que la reconnaissance présidentielle ne devienne un symbole partisan. Si ses décisions étaient motivées par des circonstances différentes, sa philosophie générale restait remarquablement cohérente : sa musique, ses actions philanthropiques et son image publique devaient toucher le public au-delà des clivages politiques, plutôt que d’être associées au parti qui, à un moment donné, contrôlait la Maison Blanche.
Un contraste dérangeant
Ce contexte rend le dessin de Trump et sa remarque « Elle m’appréciait vraiment » particulièrement frappants après son décès. Les détracteurs considèrent que cet hommage personnalisé risque d’entraîner Parton sur le terrain politique qu’elle s’est efforcée d’éviter pendant des décennies, tandis que ses partisans y voient peut-être simplement un hommage présidentiel. Quoi qu’il en soit, son héritage, soigneusement non partisan, contraste désormais fortement avec le débat politique qui entoure sa mémoire.