Moins d’une semaine après que les experts aient redonné espoir aux traders, leur « scénario catastrophe » s’est finalement produit. Le 9 mars, les marchés ont ouvert sur une flambée des cours du pétrole, qui ont dépassé les 100 dollars le baril pour la première fois depuis près de quatre ans. Le prix du baril de Brent, la référence internationale, s’établissait à 107,97 dollars après la reprise des échanges à la Bourse de Chicago, en hausse de 16,5 % par rapport à son cours de clôture du 6 mars, qui était de 92,69 dollars.
Le West Texas Intermediate, produit aux États-Unis, se négociait à environ 106,22 dollars le baril. C’est 16,9 % de plus que son cours de clôture du 6 mars, qui était de 90,90 dollars. « Écoutez, on ne sait jamais exactement combien de temps cela va durer, mais, dans le pire des cas, cela ne durera qu’une semaine, pas des mois » – Chris Wright, secrétaire américain à l’Énergie.
La guerre en Iran a des répercussions sur les prix
La guerre menée par Donald Trump et Israël contre l’Iran a été le principal facteur à l’origine de la hausse du prix du pétrole. Le détroit d’Ormuz, un passage étroit au large des côtes iraniennes, est désormais constamment menacé, l’Iran et Israël bombardant des navires dans la région. Près d’un cinquième de tout le pétrole mondial transite par ce détroit.
La nomination par l’Iran de son nouveau dirigeant, Mojtaba Khamenei, a également fait chuter les cours du pétrole. Khamenei, fils du dirigeant assassiné Ali Khamenei, devrait suivre les traces de son père et instaurer un régime islamique tyrannique. Son père a tué des dizaines de milliers de civils iraniens au cours de son règne de près de 40 ans.
Le prix du brut américain fait un bond
Au cours de la première semaine de mars, le prix du pétrole brut américain a bondi de 36 %, tandis que celui du Brent a augmenté de 28 % la semaine dernière. Les cours du pétrole ont grimpé en flèche alors que la guerre, qui dure depuis plus de deux semaines, a entraîné dans son sillage des pays et des régions essentiels à la production et au transport du pétrole et du gaz depuis le golfe Persique.
L’Iran a mené des attaques contre des installations militaires et diplomatiques américaines le long de la côte du Golfe, et ces bombardements ont créé une situation précaire dans le détroit d’Ormuz et dans plusieurs centres énergétiques. Des pays comme le Koweït et le Qatar, qui ont longtemps joui d’une existence paisible au Moyen-Orient, sont désormais menacés quotidiennement.
Attaques contre les infrastructures pétrolières
Outre des cibles militaires et diplomatiques, l’Iran a également frappé des raffineries de pétrole sur toute la côte du Golfe.
Le 4 mars, l’Iran a pris pour cible une raffinerie d’Aramco à Ras Tanura, en Arabie saoudite. Selon les autorités, les drones auraient atteint le site sans toutefois causer de dégâts.
Le lendemain, le 5 mars, l’Iran a attaqué une raffinerie de pétrole Bapco à Bahreïn, provoquant un incendie sur le site. Les forces de défense bahreïniennes ont intercepté deux autres missiles de croisière. Ces deux attaques ont eu des répercussions immédiates sur les cours internationaux du pétrole.
Les attentats des 7 et 8 mars
Les 7 et 8 mars, l’Iran a pris pour cible de nouvelles installations pétrolières le long de la côte du Golfe. L’Iran a bombardé à plusieurs reprises le champ pétrolifère de Shaybah, situé dans le désert du Rub’ al-Khali en Arabie saoudite, l’un des gisements les plus riches du pays. Des missiles iraniens ont visé une raffinerie située sur le site, et les forces de défense saoudiennes ont déclaré avoir intercepté plus de dix drones en moins de deux heures. Le champ pétrolier de Berri, appartenant à Aramco, a également été pris pour cible le 7, et un nombre indéterminé de drones a été intercepté.
Le 8 mars, d’autres drones ont tenté d’attaquer le champ pétrolier de Shaybah, et au Koweït, des drones ont pris pour cible des réservoirs de carburant à l’aéroport international du Koweït. L’Iran s’attaquant à des cibles liées au carburant et au pétrole, la situation pétrolière devient de plus en plus précaire, et non l’inverse, et les experts préviennent que l’économie mondiale ne pourra pas survivre plus de quelques semaines si le baril de pétrole se négocie à plus de 100 dollars.
Guerre contre l'Iran
Le 28 février 2026, le gouvernement américain et Israël ont mené une opération conjointe en Iran, après quoi les États-Unis ont déclaré être en guerre avec ce pays. Ces attaques ont déclenché des représailles de la part de l’Iran, qui a pris pour cible des bases militaires américaines et israéliennes à travers le Moyen-Orient.
Selon Donald Trump, il n’y a pas de calendrier pour cette guerre, et les États-Unis poursuivront leurs opérations dans le pays jusqu’à ce qu’ils constatent un changement de régime significatif, ainsi que la fin du programme nucléaire présumé de l’Iran.
Le guide suprême a été assassiné, les pays du Golfe sont entraînés dans la guerre
Des frappes américaines et israéliennes ont tué le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, dès le premier jour de la guerre, accomplissant ainsi l’objectif supposé de Trump. Khamenei avait recouru à une violence meurtrière contre les manifestants civils à Téhéran, et son élimination a été le seul aspect positif de l’intervention illégale de Donald Trump.
Donald Trump a modifié son argumentation pour attaquer l’Iran après la mort de Khamenei, affirmant à la place qu’il avait attaqué l’Iran parce qu’il disposait d’informations selon lesquelles l’Iran s’apprêtait à attaquer Israël et les États-Unis. Israël qualifie cette stratégie de « défense avancée ».
Aujourd’hui, le Liban et les autres pays du Golfe ont été entraînés dans le conflit. L’Iran a frappé des infrastructures américaines dans neuf pays différents, et le Hezbollah, groupe basé au Liban et financé par l’Iran, a annoncé qu’il était prêt pour une guerre ouverte contre Israël. Les experts s’attendant à ce que Mojtaba Khamenei suive les traces de son père en tant que dirigeant intransigeant et tyrannique, la guerre de Donald Trump contre l’Iran est loin d’être terminée.