Vous êtes-vous déjà demandé d’où venaient les superstitions que nos parents nous racontent ? Certes, la tradition et la culture y sont sans doute pour quelque chose, mais certaines d’entre elles ont des origines vraiment intéressantes. Elles peuvent paraître trop absurdes, trop farfelues, ou trop simples pour qu’on puisse même les comprendre. Nous vous proposons ici des anecdotes intéressantes sur 20 superstitions qui font désormais partie intégrante de notre quotidien.
1. « Toucher du bois » : un jeu d’enfants
Nous avons tellement l’habitude de toucher du bois chaque fois que nous voulons éviter de porter malheur à ce que nous disons. Certains prétendent que cette coutume trouve son origine dans des croyances païennes et qu’elle est profondément démoniaque, mais les folkloristes affirment le contraire. La première mention écrite de cette pratique remonte à un jeu de poursuite britannique du XIXe siècle appelé « Tiggy Touchwood ». Il s’agit de toucher du bois pour se protéger de celui qui est « le chasseur ». On pourrait dire qu’il s’agit d’une version moderne de ce jeu, adaptée aux adultes, je suppose.
2. Secouer du sel pour éloigner la malchance
Dans la plupart des cultures, il est de notoriété publique que l’on saupoudre du sel pour éloigner les mauvais esprits. Cette pratique remonte aux anciennes coutumes romaines et grecques, qui considéraient le sel comme un symbole sacré d’hospitalité et de richesse, renforcée par une croyance chrétienne médiévale selon laquelle le sel permettrait d’aveugler le diable, que l’on croyait assis sur l’épaule gauche.
3. Les Égyptiens refusaient de passer sous une échelle
On dit communément que la coutume consistant à faire un détour pour éviter de passer sous une échelle remonte aux Égyptiens de l’Antiquité, il y a 5 000 ans. Selon cette théorie, passer sous une échelle revenait à manquer de respect aux dieux, car la forme triangulaire de l’échelle était considérée comme sacrée. Certaines traditions ultérieures ont également associé cette forme à la croix, bien que les véritables origines de cette superstition n’aient été documentées que bien plus tard, en Grande-Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles. Quoi qu’il en soit, mieux vaut faire preuve de prudence lorsque l’on passe sous ou à côté d’une échelle.
4. Un miroir brisé sur le mur
L’une des superstitions les plus connues consiste à éviter de regarder un miroir brisé, car le fait de casser un miroir porterait malheur en soi. Cette croyance trouve son origine chez les Grecs, qui pratiquaient la divination à l’aide de miroirs trempés dans l’eau. Lorsque l’image se reflétait de manière déformée, cela présageait de la malchance. Les Romains, quant à eux, croyaient que la vie humaine se renouvelait tous les sept ans ; ainsi, un miroir brisé condamnait à sept années de malheur.
5. Le vendredi 13 dans la mythologie nordique
Le vendredi 13 est considéré comme un jour de malchance. Cette croyance trouve son origine dans une légende nordique selon laquelle Loki aurait fait irruption dans un banquet réunissant 12 dieux en tant que 13e invité, provoquant ainsi une série de malheurs. Une autre version raconte que le 13 octobre 1307, qui était un vendredi (quelle surprise), le roi de France fit arrêter des centaines de chevaliers templiers. Et dire que c’est le chiffre préféré de Taylor Swift (ce qui a très bien fonctionné pour elle, tant mieux pour elle).
6. Les Black Devil Cats
Les chats noirs étaient autrefois si adorables, jusqu’à ce qu’un document papal datant de 1233 décrive un démon félin satanique vénéré par une secte hérétique, alimentant ainsi la croyance selon laquelle les chats noirs étaient des réincarnations de Satan (on entend les cris d’étonnement !), même si les Égyptiens de l’Antiquité les adoraient tendrement. Pour aggraver les choses, l’Europe médiévale en est même venue à considérer que lorsqu’un chat noir croisait votre chemin, cela signifiait que le diable vous observait. Une légende populaire mais non vérifiée raconte que le roi Charles Ier chérissait un chat noir comme porte-bonheur et qu’après la mort de celui-ci, il se lamenta d’avoir perdu sa fortune — peu avant de connaître sa chute lors de la guerre civile anglaise. Les historiens ne trouvent aucune preuve établissant un lien entre ces deux événements.
7. Le fer à cheval porte-bonheur du forgeron
Accrocher un fer à cheval au-dessus de la porte semble être l’une de ces traditions que tout le monde connaît, mais que peu de gens remettent en question. Bien avant qu’il ne devienne un porte-bonheur, les gens croyaient que le fer avait le pouvoir de repousser le mal. La célèbre légende met en scène saint Dunstan, un forgeron, qui mit cette croyance à l’épreuve lorsque le diable fit irruption dans sa forge. Il cloua un fer à cheval sur le sabot du diable et ne le laissa partir qu’après qu’il eut juré de rester à l’écart des maisons protégées par un fer à cheval. Ce n’était pas vraiment un service client exemplaire, mais cela a fait l’affaire.
8. Croisez les doigts et espérez ne pas mourir
Le fait de croiser les doigts a été associé à des rituels païens, mais pas de la manière à laquelle on pourrait s’attendre en voyant ce simple geste anti-malchance que nous utilisons aujourd’hui. Il est généralement utilisé pour sceller un vœu, et certaines théories affirment que les chrétiens s’en servaient autrefois pour faire secrètement le signe de croix. Cependant, les folkloristes n’ont trouvé que peu de preuves écrites de ces origines anciennes, les premières références documentées à ce geste familier porte-bonheur n’apparaissant qu’au début du XXe siècle. Les spéculations quant à son utilisation pour formuler des vœux ou pour éloigner les méchantes sorcières restent donc ouvertes.
9. Que Dieu vous bénisse !
Bénir les personnes qui éternuent peut sembler être une habitude sans fondement, mais cette coutume remonte à une période sombre de l’histoire. Au VIe siècle, une peste qui ravageait Rome provoquait chez les gens des crises d’éternuements, suivies de la mort. Dans le but de leur transmettre ses vœux de bien-être, le pape Grégoire le Grand a exhorté les gens à leur dire « à vos souhaits ».
10. Un parapluie dangereux
Outre le fait qu’il soit particulièrement étrange d’ouvrir un parapluie à l’intérieur, on dit que cela porte malheur. Mais à l’origine, dans le Londres du XVIIIe siècle, les parapluies étaient une véritable force avec laquelle il fallait compter. Ils étaient si difficiles à ouvrir que lorsqu’on essayait d’en ouvrir un dans une pièce bondée, cela pouvait entraîner des blessures. C’était en quelque sorte une mesure de sécurité pour les personnes se trouvant à proximité.
11. Faire un vœu en voyant une étoile filante
C’est un spectacle assez rare pour certains ; c’est pourquoi faire un vœu en voyant une étoile filante est devenu un rituel incontournable. C’est presque comme faire un vœu sur l’impossible, et l’histoire qui se cache derrière est d’ailleurs tout à fait adorable. Au IIe siècle, l’astronome grec Ptolémée affirmait que les étoiles filantes apparaissaient chaque fois que les dieux essayaient de jeter un œil à ce qui se passait dans le monde. Dès qu’un dieu tendait l’oreille, c’était l’occasion de faire un vœu.
12. À la découverte du Nouveau Monde
Éviter les fissures sur le trottoir a toujours été un jeu d’enfant, souvent présenté comme un moyen d’empêcher les enfants de trébucher en jouant. Dans le folklore africain et européen d’autrefois, on croyait que ces fissures constituaient une ouverture vers le monde des esprits : une seule erreur, et hop, on s’en va. Alors, faites attention aux fissures sur la route quand vous en voyez une.
13. Les centimes des dieux
Trouver une pièce perdue dans la rue a toujours été considéré comme un signe de chance : un peu d’argent en plus pour la journée ou un cadeau venu d’en haut. Mais bien sûr, comme pour toute croyance, il y a toujours deux côtés à la médaille (jeu de mots intentionnel). On dit que si la pièce est posée côté « pile » vers le haut, cela porte malheur. Alors la prochaine fois que vous trouverez une pièce dans la rue, pensez à vérifier son côté avant de la ramasser.
14. 4, c'est « non »
Vous savez sans doute que le 13 porte malheur ; vous allez maintenant découvrir pourquoi le reste de l’Asie de l’Est évite le chiffre 4 comme la peste. La raison est très simple : c’est une question de langue, car le mot « quatre » sonne très fort comme « mort » dans des langues telles que le mandarin, le cantonais, le japonais et le coréen. On se demande bien combien il y a de chiffres porte-malheur dans le monde !
15. Pas de mauvais œil par ici
Le « mauvais œil » est particulièrement répandu en Méditerranée et au Moyen-Orient, où il est considéré comme un sortilège qui porte malheur ; cette croyance est liée à l’idée des regards envieux des dieux. Si la chance vous sourit un peu trop, vous risquez de susciter la jalousie d’un dieu, ce qui pourrait alors vous valoir le malheur. C’est pourquoi les perles bleues en forme d’œil que l’on voit partout, appelées « nazars », ont été conçues pour conjurer cette jalousie.
16. De la gomme transformée en chair
En Turquie, il existe une croyance très sinistre selon laquelle il faut éviter de mâcher du chewing-gum le soir. Selon cette croyance, à la tombée de la nuit, le chewing-gum que l’on a dans la bouche se transforme en chair de mort-mort. Une façon plutôt effrayante d’empêcher les enfants de mâcher du chewing-gum avant d’aller se coucher !
17. Cachez vos pouces
Au Japon, une croyance veut que l’on cache son pouce dans le poing lorsqu’on traverse un cimetière. Le pouce est considéré comme le « doigt des parents », et on pense que le cacher protège ses parents de la mort lorsqu’on passe entre les tombes. C’est un peu sinistre, mais c’est une façon touchante de montrer son amour pour ses parents.
18. Pas de fleurs jaunes, s'il vous plaît
Le jaune symbolise généralement la positivité et le bonheur, mais en Russie, lorsqu’il s’agit de fleurs, il est synonyme de malheur. Dans ce pays, les fleurs jaunes symbolisent la séparation et la mort ; ainsi, offrir ce genre de fleurs lors d’un rendez-vous ne vous garantira certainement pas de deuxième rendez-vous, ça c’est sûr.
19. Le balai du célibat
Pour ceux qui rêvent d’une vie amoureuse épanouie, il serait peut-être sage d’éviter à tout prix les balais en mouvement. Au Brésil, on raconte que si un balai en mouvement vous frôle les pieds, vous êtes condamné à rester célibataire pour toujours, et que le seul moyen de briser cette malédiction est de cracher sur le balai maudit. Pas de chance pour les célibataires, hein ?
20. Des démangeaisons dans les paumes, signe de chance financière
Croyez-moi, c’est la seule occasion où vous pouvez vous réjouir d’avoir la paume qui démange, car dans les Caraïbes, quand la paume droite démange, cela signifie que de l’argent va vous arriver. Mais si c’est la paume gauche qui démange, c’est que vous allez devoir de l’argent à quelqu’un !
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