20 façons insolites dont des personnages célèbres de l’histoire commençaient leur journée
Je déteste de tout mon cœur me lever tôt le matin, et je ne pourrais jamais avoir la routine idéale pour bien commencer la journée… Je suis encore en train de dormir ! Alors, même si je suis émerveillée – pour des raisons que je ne m’explique pas – par ces gens qui écrivent déjà des romans, nagent dans des rivières ou se trempent les pieds dans l’eau froide alors que je suis encore plongée dans le sommeil paradoxal, j’ai été soulagée d’apprendre que tous les grands esprits ne bondissaient pas hors du lit dès le lever du soleil. Winston Churchill, par exemple, restait sous la couette jusqu’à près de 11 h, le temps de lire, de prendre son petit-déjeuner et de dicter ses notes à ses secrétaires. Voilà une figure historique dont je peux tout à fait adopter la routine matinale ! Bien sûr, tous les autres personnages de cette liste avaient leurs propres idées pour bien commencer la journée, et certaines étaient bien plus… disons, singulières que d’autres. Voici 20 routines matinales tirées de l’histoire qui font passer mon habitude d’appuyer sur le bouton « snooze » pour une véritable honte.
1. Churchill a dirigé la Seconde Guerre mondiale depuis son lit
Winston Churchill se réveillait à 7 h 30, mais ne sortait de son lit qu’à près de 11 heures. Pendant ce temps-là, le Premier ministre britannique prenait un copieux petit-déjeuner, lisait les journaux et les dépêches de guerre, et dictait des lettres à ses secrétaires, qui étaient installés dans sa chambre. En somme, Churchill contribuait à diriger la Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre mondiale sans même sortir de sous les couvertures. Comme je l’ai dit, voilà une routine matinale à laquelle je peux vraiment adhérer !
2. « L'heure nue de Franklin près d'une fenêtre ouverte »
Chaque matin à 5 h, Benjamin Franklin se demandait : « Quelle bonne action vais-je accomplir aujourd’hui ? » Après s’être levé, Franklin aurait pratiqué ce qu’il appelait un « bain d’air ». Et non, cela n’impliquait pas de se baigner réellement. Franklin a lui-même décrit cette pratique dans son autobiographie et dans une lettre datant de 1768 : il s’asseyait nu dans sa chambre, la fenêtre ouverte, pendant parfois jusqu’à une heure.
3. La discipline de Freud s'est construite à partir des travaux d'autrui
À 7 h du matin, Sigmund Freud se levait pour se faire tailler la barbe par un barbier qui venait tous les jours. Sa femme, Martha Freud, avait préparé ses vêtements et déjà mis du dentifrice sur sa brosse à dents. Ça doit être agréable de se faire pratiquement tout préparer pour sa routine matinale ! Freud était un homme d’habitudes : il recevait ses patients à 8 h pile, heure à laquelle il accueillait son premier patient de la journée. Il a conservé cet emploi du temps pendant des décennies.
4. Adams s'est baigné nu dans le Potomac (non, on ne lui avait pas volé ses vêtements)
En 1818, le futur président américain John Quincy Adams avait une habitude matinale plutôt inhabituelle : nager nu dans le Potomac. La journaliste Anne Royall a bel et bien interviewé Adams par la suite, mais l’anecdote populaire selon laquelle elle se serait assise sur ses vêtements pour le piéger et l’obliger à lui accorder une interview, voire les aurait volés, n’est qu’une légende du XIXe siècle. D’après les journaux intimes d’Adams datant de juillet 1818, il se levait avant le lever du soleil, marchait deux miles jusqu’au Potomac et se baignait nu pendant parfois jusqu’à une heure avant de rentrer chez lui pour le petit-déjeuner. Et moi, j’ai déjà du mal à sortir du lit le matin !
5. Le décompte des 60 grains de café que Beethoven n'a probablement jamais effectué
On raconte que Beethoven comptait exactement 60 grains de café pour chaque tasse. Il composait du lever du soleil jusqu’en début d’après-midi, se versant de temps à autre de l’eau froide sur les mains. Cependant, c’est Anton Schindler, l’un des premiers biographes de Beethoven, qui est à l’origine de cette histoire des 60 grains, et il est connu pour ses inventions et ses exagérations. Les historiens considèrent donc ce détail étrangement précis comme une tradition plutôt que comme un fait avéré.
6. Kafka s'entraîne nu près de la fenêtre
Franz Kafka passait chaque matin dix minutes à faire de la gymnastique nue près d’une fenêtre ouverte. Mais il ne s’agissait pas simplement d’une excentricité personnelle de Kafka. Il suivait en effet un programme d’entraînement très en vogue à l’époque, décrit dans l’ouvrage My System, publié en 1904 par l’auteur danois J.P. Müller, spécialiste du fitness. Le livre de Müller connaissait un grand succès dans toute l’Europe à cette époque ; Kafka n’était donc certainement pas le seul à faire de l’exercice tout nu !
7. Les matins d’exil d’Hugo étaient rythmés par les coups de canon et les œufs crus
Lorsqu’il vivait en exil sur l’île de Guernesey, Victor Hugo suivait une routine matinale plutôt intense. C’est le bruit d’un coup de canon tiré depuis le fort qui l’appelait à ses occupations quotidiennes. Son petit-déjeuner se composait de deux œufs crus et de café noir, car apparemment, un petit-déjeuner classique n’était pas assez spectaculaire. Ensuite, il écrivait sans interruption jusqu’à 11 h, après quoi il prenait un bain froid sur le toit de sa maison, à la vue de tous ceux qui se trouvaient en contrebas.
8. Mozart organisait ses matinées à l'heure près
Dans une lettre adressée à sa sœur Nannerl et datée du 13 février 1782, Mozart décrivait sa routine matinale avec une grande précision. À 6 h, ses cheveux étaient coiffés, et à 7 h, il était habillé. De 7 h à 9 h, il se consacrait exclusivement à la composition avant le début de ses cours.
9. Voltaire n'a jamais vraiment quitté son lit
Certains récits affirment que Voltaire buvait 50 tasses de café par jour, mais ce chiffre est sans doute exagéré. Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’il buvait chaque matin au lit un café mélangé à du chocolat. Cette partie de sa routine me semble plutôt agréable ! Il s’installait confortablement sur des oreillers, posait un bloc-notes sur ses genoux et dictait à ses secrétaires tout en récitant à haute voix des répliques de ses pièces.
10. Le nombre de mots écrits par Hemingway était deux fois moins élevé que ce que raconte la légende
Contrairement à ce que l’on croit souvent, Ernest Hemingway n’écrivait pas 2 000 mots chaque matin pendant des décennies, comme le veut la légende. D’après le tableau de comptage quotidien des mots qu’il tenait, sa production se situait généralement entre 400 et 800 mots. Il écrivait debout devant une bibliothèque transformée en bureau et commençait à écrire dès les premières lueurs du jour, vers 5 h 30 du matin.
11. Sitwell n'a jamais écrit depuis un cercueil
La rumeur voulait que la poétesse Dame Edith Sitwell se repose dans un cercueil avant de se mettre à écrire chaque matin. Ses biographes affirment qu’elle n’en faisait rien, ce qui est presque décevant quand on imagine à quel point cela aurait été merveilleusement dramatique. Ce que Sitwell faisait réellement, c’était de se lever vers 5 h 30 du matin pour écrire ses poèmes au lit, sous la couette. Les premières heures du matin étaient le seul moment de calme garanti de sa journée.
12. Jefferson s'est trempé les pieds pendant soixante ans
Ni la médecine contemporaine ni la médecine moderne ne reconnaissent l’efficacité des bains de pieds à l’eau froide ; pourtant, pendant près de 60 ans, Thomas Jefferson a commencé sa journée dès l’aube en plongeant ses pieds dans de l’eau froide. Une fois cet exercice terminé, il procédait à ses observations météorologiques. Il attribuait sa bonne santé durable à cette pratique.
13. Alcott est parti courir avant que tout le monde ne soit réveillé
Louisa May Alcott ne s’entraînait pas pour une compétition sportive en particulier, mais elle avait l’habitude de courir avant l’aube sur les routes de campagne désertes aux alentours de Concord, dans le Massachusetts. Ces courses l’aidaient à se préparer physiquement et mentalement aux intenses séances d’écriture qui suivaient. Courir avant l’aube juste pour se préparer au travail ? Je l’admire, mais je ne la suivrai certainement pas dans cette voie.
14. Dumas a utilisé un code couleur pour distinguer les genres
Dans le cadre de sa routine matinale, l’écrivain prolifique Alexandre Dumas travaillait sur plusieurs projets et utilisait différentes couleurs de papier pour les classer : bleu pour les romans, jaune pour la poésie et rose pour les articles de non-fiction. Ce système de code couleur lui permettait d’éviter de confondre les nombreux projets qu’il menait de front.
15. Les matins d'Edison étaient rythmés par des siestes et des parts de tarte froide
Contrairement à ce qu’affirment certaines sources, selon lesquelles Thomas Edison ne dormait que quatre heures au total sans faire de sieste, il faisait généralement une petite sieste le matin. Il arrivait ensuite à son laboratoire vers 7 h 30 pour vérifier l’avancement des travaux déjà en cours, et prenait souvent une part de tarte froide pour le petit-déjeuner.
16. Les courtes matinées de Darwin étaient dues à la maladie, et non à la paresse
Charles Darwin se levait à 7 h, faisait une petite promenade, puis prenait son petit-déjeuner seul. De 8 h à 9 h 30, il travaillait dans son bureau. C’était sa principale période de travail de la journée. Une maladie chronique limitait ses forces, si bien que cette heure et demie constituait la seule séance de travail qu’il pouvait assurément mener à bien chaque jour.
17. Tchaïkovski rangeait son espace de travail avant de se mettre à composer
Le secret de Tchaïkovski pour avoir l’esprit clair et prêt à composer ? Commencer par faire ce qu’on déteste. Chaque matin, après s’être réveillé à 8 h, il partait à 8 h 30 pour sa promenade quotidienne de 45 minutes. Puis, entre 9 h 15 et 10 h environ, il relisait ses textes et répondait à ses lettres, ces « tâches désagréables », après quoi il était prêt à composer.
18. O'Connor a lutté pendant trois heures contre son propre corps
Le bureau de Flannery O’Connor faisait face à un mur nu. Après avoir assisté à la messe à 7 h du matin, elle consacrait les heures comprises entre 9 h et midi à l’écriture, sans rien faire d’autre pendant ce laps de temps. Bien que son lupus la fatiguât et limitât ses heures de travail, deux ou trois bonnes pages par jour lui suffisaient pour laisser derrière elle une œuvre considérable.
19. Marc Aurèle s'est convaincu de sortir du lit
L’empereur romain Marc Aurèle consignait ses réflexions personnelles à l’aube, dans un journal intime qui n’était pas destiné à être publié et qui fut plus tard connu sous le nom de « Méditations ». Il y décrivait la préparation mentale dont il avait besoin pour faire face à des personnes difficiles et pour se lever chaque matin. Je comprends tout à fait ça !
20. Le serviteur de Kant l’a réveillé de la même manière pendant des décennies
On raconte que, pendant des décennies, Martin Lampe, le domestique de Kant, réveillait le philosophe chaque matin avec les mêmes mots, que l’on pourrait traduire approximativement par « Il est l’heure ». Kant se levait, buvait un peu de thé léger, fumait une pipe, puis travaillait jusqu’à l’heure de ses cours, à 7 heures du matin. La tradition veut que les autres habitants de Königsberg réglaient leurs montres en fonction des promenades quotidiennes de Kant.
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