Un policier arrête une femme. Puis il lui sort une phrase de drague inhabituelle: «Je n’ai rien dit à propos de l’excès de vitesse.»

Un policier arrête une femme. Puis il lui sort une phrase de drague inhabituelle: «Je n’ai rien dit à propos de l’excès de vitesse.»
Crédit: @swisherrsarah/Tiktok Photo by Erik Mclean on Unsplash

Une vidéo montrant un contrôle de police inhabituel a déclenché un vif débat sur Internet. Les internautes sont divisés quant à savoir si les propos du policier étaient inappropriés et constituaient un abus de pouvoir.

La vidéo publiée par l'utilisatrice des réseaux sociaux Sarah Hill (@swisherrsarah) a été visionnée plus de 1,4 million de fois.

Que s'est-il passé lors de ce contrôle routier ?

Dans la vidéo, Sarah Hill raconte une mésaventure qui, selon elle, s'est produite alors qu'elle quittait une station-service.

Selon elle, un policier l'a arrêtée et lui a dit qu'elle « roulait comme une [juron] ».

Elle a déclaré avoir immédiatement contesté cette accusation, car elle ne pensait pas avoir dépassé la limite de vitesse. Le policier a alors précisé qu'il ne faisait pas référence à sa conduite.

Mme Hill a déclaré qu'il avait baissé ses lunettes de soleil et expliqué qu'il parlait de son apparence. Elle a alors compris qu'il s'agissait d'une tentative de drague et qu'il ne lui infligeait pas d'amende.

Pourquoi cette histoire a-t-elle divisé les internautes ?

Les commentaires se sont rapidement divisés en deux camps.

De nombreux téléspectateurs ont estimé que cette interaction avait dépassé les bornes, car le policier était en service et avait déjà utilisé son autorité pour arrêter son véhicule.

D'autres ont perçu cet échange différemment. Ils ont qualifié cette phrase de « pleine d'assurance » ou de « fluide » et ont suggéré que le policier essayait simplement de flirter.

Ce désaccord reflétait une question plus large. Un compliment a-t-il une résonance différente lorsqu'il est prononcé par une personne ayant le pouvoir légal d'interpeller un conducteur ?

@swisherrsarah Je respecte ça #phresed'approche ♬ Free Bird – MOONLGHT

Pourquoi certains spectateurs y voient-ils plus qu'une simple phrase de drague ratée ?

Aux États-Unis, le ministère de la Justice (DOJ) reconnaît depuis longtemps que les agents peuvent abuser de leur autorité en commettant des inconduites sexuelles dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Le DOJ enquête et poursuit ces affaires lorsqu'elles constituent une violation des droits civils d'une personne.

Le DOJ considère les comportements sexuels inappropriés de la part des agents des forces de l'ordre comme une forme grave d'abus d'autorité. Selon le DOJ, ces comportements peuvent inclure des remarques à caractère sexuel non sollicitées, des propositions indécentes, des actes de coercition ou des contacts sexuels lorsqu'un agent abuse du pouvoir que lui confère sa fonction.

Ces dernières années, le DOJ a engagé des poursuites contre des agents qui profitaient de contrôles routiers et d'autres interactions officielles pour tenter d'obtenir des contacts sexuels. Dans une affaire, un ancien policier de l'Oklahoma a été condamné pour avoir agressé sexuellement une femme lors d'un contrôle routier. Par ailleurs, dans une autre région des États-Unis, un ancien agent de l'Alabama a été condamné pour violation des droits civils après avoir agressé sexuellement une femme qu'il avait contrôlée dans l'exercice de ses fonctions.

Le récit de Hill ne fait état d'aucune allégation d'agression ou de comportement criminel. Cependant, l'existence de précédents cas de fautes professionnelles aide à expliquer pourquoi certains internautes ont réagi si vivement à son témoignage. Pour ces commentateurs, le problème ne résidait pas dans la phrase de drague en elle-même, mais dans le fait que le commentaire présumé provenait d'une personne qui avait déjà utilisé son autorité officielle pour l'arrêter.

Buzz News a contacté Hill pour obtenir ses commentaires via un message privé sur Instagram.