Trump impose plus de tarifs à des dizaines de pays, dont le Canada et le Mexique

Trump impose plus de tarifs à des dizaines de pays, dont le Canada et le Mexique
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Le programme tarifaire du président Donald Trump revient sur le devant de la scène après avoir essuyé un revers juridique majeur face à la Cour suprême des États-Unis. Plus tôt cette année, la Cour a invalidé les droits de douane globaux de grande envergure que Trump avait imposés au cours des premiers mois de son second mandat, estimant que le président avait outrepassé ses pouvoirs en invoquant les pouvoirs d'urgence pour imposer des droits d'importation sans l'accord du Congrès. À la suite de cette décision, l'administration a temporairement mis en place des droits de douane globaux de 10 % en vertu d'une disposition juridique distincte, mais cette mesure doit expirer en juillet à moins que le Congrès n'intervienne. Aujourd'hui, Trump poursuit une nouvelle stratégie, proposant des droits de douane visant environ 60 pays, dont l'Union européenne, le Canada et le Mexique, en les accusant de ne pas lutter suffisamment contre le travail forcé au sein des chaînes d'approvisionnement internationales. L'administration fait valoir que cette question représente un défi à la fois économique et moral qui nécessite une action immédiate.

La dernière proposition de droits de douane découle d'une enquête menée au titre de l'article 301 par le Bureau du représentant américain au commerce. L'enquête a conclu que des dizaines de partenaires commerciaux américains n'avaient pas adopté ou appliqué efficacement les lois visant à empêcher l'importation de marchandises produites par le travail forcé. Selon cette proposition, les importations en provenance de l'Union européenne, du Canada et du Mexique seraient soumises à un droit de douane de 10 %, tandis que plusieurs autres pays, dont la Chine, le Brésil, la Corée du Sud, la Suisse et le Royaume-Uni, pourraient se voir imposer des droits de 12,5 %. Les responsables de la Maison-Blanche affirment que les gouvernements étrangers ont permis à des produits liés au travail forcé d'entrer sur les marchés mondiaux, créant ainsi une concurrence déloyale pour les fabricants et les travailleurs américains. Cette proposition représente la mesure commerciale la plus importante prise par l'administration depuis que la Cour suprême a démantelé le précédent programme tarifaire de Trump.

«Le 2 avril 2025 restera à jamais gravé dans les mémoires comme le jour où l'industrie américaine a renaît, le jour où l'Amérique a repris son destin en main et le jour où nous avons commencé à rendre à l'Amérique sa prospérité.»

– Donald Trump, président des États-Unis

L'administration a présenté cette initiative comme une réponse nécessaire à ce qu'elle décrit comme des défaillances généralisées des gouvernements étrangers dans la lutte contre les abus en matière de travail. Le porte-parole de la Maison Blanche, Kush Desai, a défendu la proposition, affirmant que les pratiques de travail forcé à l'étranger constituent une menace économique directe pour les travailleurs américains.

Desai a déclaré : « L'enquête historique menée par l'administration Trump au titre de l'article 301 garantira à la fois que les auteurs de pratiques de travail forcé ne puissent pas tirer indûment profit d'un accès sans entrave à l'économie américaine et que les travailleurs américains ne soient plus injustement lésés. » Il a également fait valoir que l'importation de marchandises liées au travail forcé constituait une « menace pour les travailleurs et les industries américains ». Les responsables de l'administration soutiennent que les pays bénéficiant d'une production à bas coût liée au travail forcé ont acquis un avantage déloyal sur les fabricants nationaux qui doivent se conformer à des normes de travail plus strictes.

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Cette proposition fait suite à l'une des défaites juridiques les plus lourdes de la présidence de Trump. En février, la Cour suprême a rendu un arrêt à 6 voix contre 3 invalidant le régime tarifaire mondial mis en place précédemment par l'administration.

Cette décision faisait suite à une contestation du décret 14257, que Trump avait dévoilé lors d'un événement très médiatisé à la Maison-Blanche qu'il avait qualifié de « Jour de la libération ». S'exprimant depuis la Roseraie en avril 2025, Trump a déclaré :

« Le 2 avril 2025 restera à jamais dans les mémoires comme le jour où l'industrie américaine a renaît, le jour où la destinée de l'Amérique a été reconquise et le jour où nous avons commencé à rendre à l'Amérique sa prospérité. » La Cour a finalement rejeté la justification juridique de l'administration, statuant que la Constitution confère au Congrès, et non au président, l'autorité principale en matière de fiscalité et de droits de douane. Cette décision a effectivement démantelé ce qui avait été l'une des politiques économiques phares de Trump.

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Une partie importante du nouveau dossier de l'administration porte sur la Chine et les allégations de travail forcé dans la région du Xinjiang. Les responsables américains et les organisations de défense des droits de l'homme accusent depuis longtemps les autorités chinoises de recourir à des programmes de travail forcé impliquant des Ouïghours et d'autres minorités ethniques dans des secteurs tels que la production de coton et la fabrication de polysilicium. Pékin a rejeté à plusieurs reprises ces allégations, affirmant qu'il n'y avait pas de travail forcé au sein de ses chaînes d'approvisionnement.

Les responsables chinois ont également critiqué la proposition de droits de douane, la qualifiant de tentative de politisation des questions commerciales et d'utilisation des préoccupations en matière de droits de l'homme comme prétexte à des restrictions économiques. Ce différend risque d'aggraver encore les tensions entre Washington et Pékin, à un moment où les deux gouvernements sont déjà engagés dans une concurrence intense sur les plans technologique, commercial et géopolitique.

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Cette proposition devrait susciter de vives réactions de la part de plusieurs des plus proches alliés des États-Unis. Les responsables de l'Union européenne ont déjà souligné leur engagement à éliminer le travail forcé des chaînes d'approvisionnement mondiales et ont adopté des réglementations visant à interdire l'importation de marchandises produites par de telles pratiques. Le Canada et le Mexique ont également mis en place des mesures visant à répondre aux préoccupations liées au travail forcé dans le cadre des accords commerciaux existants avec les États-Unis. Néanmoins, l'administration Trump estime que les efforts actuels restent insuffisants et qu'une pression économique plus forte est nécessaire. Des audiences publiques sur cette proposition sont attendues dans les semaines à venir avant que des droits de douane puissent entrer en vigueur. Si elles sont mises en œuvre, ces mesures marqueraient une nouvelle escalade majeure dans les efforts de Trump pour redessiner les relations commerciales mondiales et relancer le programme économique protectionniste qui a caractérisé une grande partie de son second mandat.

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