Le Québec est plongé en campagne électorale depuis le 27 août en vue du scrutin du 5 octobre. Voici un tour d’horizon des promesses dévoilées par la première ministre et cheffe de la CAQ, Christine Fréchette, depuis le coup d’envoi de cette course à l’Assemblée nationale.
Un cadre financier dévoilé rapidement
La CAQ a choisi de devancer ses adversaires en dévoilant son cadre financier au quatrième jour de la campagne électorale, le 30 août. La CAQ prévoit financer 9,7 milliards $ de promesses électorales sur cinq ans, tout en maintenant le retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030. Le parti utiliserait principalement les transferts fédéraux et son coussin de prévoyance pour financer ses promesses. Une augmentation de 2% du rendement des sociétés d’État est aussi attendue. «Notre plan permet d’avancer sur ce qui compte pour les familles, les aînés, les travailleurs et nos entreprises : le coût de la vie, nos services publics et nos infrastructures», a expliqué Mme Fréchette, en compagnie du ministre des Finances, Eric Girard. Le cadre financier prévoit aussi des investissements de 180 milliards de dollars au titre du «Plan québécois des infrastructures», dont 75 % seraient consacrés au maintien d’infrastructures existantes (contre 65 % actuellement). Il s’agit d’une hausse de 13 milliards sur 10 ans. Aucune réduction d’impôt n’est prévue pour les citoyens tant que l’équilibre budgétaire ne sera pas atteint. Selon la vérificatrice générale du Québec, Christine Roy, les économies à réaliser pour atteindre l’équilibre budgétaire sont de plus de 5 milliards $ d’ici deux ans, le tout dans un contexte de ralentissement économique, de stagnation de la population et donc de ralentissement des revenus de l’État. Sans parler de la guerre commerciale avec les États-Unis.
Bonifier le RQAP
La première promesse de la cheffe de la CAQ et première ministre Fréchette? «Bonifier de deux semaines le congé de paternité». Elle a promis le 28 août de bonifier le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), en s’engageant notamment à bonifier de deux semaines le congé de paternité, pour permettre aux pères de passer plus de temps avec leur nouveau-né et favoriser un meilleur partage des responsabilités dès les premières semaines. Elle propose également d’«améliorer les prestations offertes en cas de deuil périnatal, afin que les deux parents puissent traverser ensemble cette épreuve et être présents l’un pour l’autre» et d’«offrir davantage de flexibilité au RQAP, notamment en permettant aux parents d’impliquer davantage les grands-parents ou leurs proches et de mieux adapter leurs congés à la réalité de leur famille.» La ministre Fréchette a assuré qu’une telle bonification n’engendrerait pas de coût pour le gouvernement, car elle serait «autofinancée».
Renforcer la loi 101
Alors que les tensions canado-américaines ont remis à l’avant-plan, cette semaine, la précarité du français, Christine Fréchette a réitéré deux de ses engagements pris ce printemps. Dès les 100 premiers jours, un gouvernement Fréchette déposerait un projet de loi visant à renouveler la disposition de souveraineté parlementaire de la loi 96, et élargirait l’application de la loi 101 à la formation professionnelle et à la formation générale des adultes.
Aide financière pour les aînés
Le 28 août, la CAQ a présenté les premiers engagements de son «Plan Aînés». Elle propose un crédit d’impôt inspiré du modèle fédéral afin d’offrir une aide de 7500 $ par domicile aux familles qui adaptent leur résidence afin d’accueillir un proche aîné. «Cette mesure vise à faciliter la cohabitation entre les générations et à permettre à davantage d’aînés de rester près de leurs proches. Le coût de cette mesure est estimé à 4 M$ par année, pour environ 500 familles», affirme le parti. La CAQ propose aussi de financer 2000 logements abordables supplémentaires pour les aînés autonomes. «Comme plusieurs États dans le monde, le Québec fait face à un vieillissement de la population. D’ici 2031, une personne sur quatre aura plus de 65 ans», rappelle le parti sur son site web officiel. La cheffe caquiste a ensuite annoncé le 29 août un investissement additionnel de 1 milliard de dollars dans le soutien à domicile, pour atteindre 400 M$ de plus par année à la fin du prochain mandat. «[Les aînés] ont besoin d’un cadre agréable de vie, de rester près de leurs proches», a affirmé Mme Fréchette. Le CAQ veut ainsi «augmenter les services de soutien à domicile et permettre à davantage de Québécois de vieillir dans la dignité et dans le milieu de vie qui leur convient. Cette enveloppe contribuera également à offrir aux personnes en situation de handicap plus de soutien à domicile», peut-on lire sur le site web du parti.
Plus ou moins d'interventionnisme?
Attaquée de toutes parts sur le bilan de la CAQ, notamment par rapport à la chute de Northvolt et de Lion électrique, Christine Fréchette a été invitée à clarifier sa posture par rapport à l’interventionnisme d’État. «Ce que j’ai dit, c’est qu’il y aurait moins d’interventionnisme de la part de l’État sous mon gouvernement, notamment par rapport à des startups [jeunes pousses]», a répondu aux journalistes Mme Fréchette. La CAQ se dit prête à «resserrer davantage» les critères de sélection des projets financés par le Fonds de développement économique (FDE). «Il faut bien évaluer l’intérêt stratégique de le faire, le type d’emplois qui va être créé ou sauvegardé et le secteur. […] Il y a des mesures de prudence à adopter, des mesures additionnelles», a-t-elle expliqué, se montrant moins interventionniste que son prédécesseur, François Legault, mais davantage que les chefs du PQ et du PCQ. Le PQ et le PCQ veulent tous deux abolir le FDE s’ils remportent les élections générales le 5 octobre prochain. Si elle est réélue, la CAQ continuera, elle, d’octroyer de l’aide financière à des entreprises établies de la trempe de Chantier Davie à Lévis, Premier Tech à Rivière-du-Loup ou encore Bestar à Lac-Mégantic par le biais du FDE par exemple. «Ce n’est pas le temps, dans un cadre de guerre tarifaire, de désarmer nos entreprises. On a besoin qu’elles traversent cette crise-là», a lancé Mme Fréchette.
Aide financière aux familles ayant un enfant handicapé
La CAQ s’engage aussi à augmenter le Supplément pour enfant handicapé (SEH) de 50$ par mois et le Supplément pour enfant handicapé nécessitant des soins exceptionnels (SEHNSE) de 100$ par mois. Cela représente pour les familles admissibles entre 600$ et 1200$ de plus par année. Le coût de la mesure est estimé à 20 M$ sur quatre ans.
Renforcer les services offerts aux femmes
La CAQ s’engage à renforcer les services offerts aux femmes victimes ou à risque de violence conjugale et à augmenter la capacité d’hébergement partout au Québec. Cela représente un investissement de 53,4 millions de dollars sur quatre ans qui pourrait s’ajouter aux 91 millions d’investissements déjà prévus au dernier budget afin de répondre à des besoins qui demeurent «importants» sur le terrain, indique la CAQ. Cette aide permettra, d’une part, d’ajouter une ressource dans chacune des 164 maisons d’aide et d’hébergement de la province, et, d’autre part, de construire huit maisons de «première étape» supplémentaires offrant un service d’urgence pour soutenir et héberger les victimes de violence conjugale à court terme.
Plan famille: garderies et rentrée scolaire
Mme Fréchette s’est engagée à ajouter 25000 places abordables en garderies d’ici 2030. Pour développer le réseau subventionné, elle offrirait aussi une prime de 10000$ aux personnes nouvellement diplômées d’un DEC en Techniques d’éducation à l’enfance qui s’engagent à travailler pendant au moins deux ans dans un CPE ou une garderie subventionnée. Un gouvernement Fréchette offrirait également plus d’aide pour les dépenses de la rentrée scolaire aux parents. Le supplément actuel pour l’achat de fournitures scolaires de 127 $ par enfant serait donc bonifié et deviendrait le Supplément pour la rentrée scolaire. Il pourrait doubler et atteindre 250 $ par enfant, selon le revenu familial. La bonification serait plus importante pour les familles à plus faible revenu.
Plan Famille: 1000$ dans le Régime enregistré d’épargne-études par enfant
Christine Fréchette promet de verser 1000$ dans le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) de chaque enfant né à compter de l’automne 2027, soit un autre engagement de son Plan Famille.
« Les parents auront jusqu’à trois ans suivant la naissance de leur enfant pour ouvrir un REEE et bénéficier de la mesure. Les sommes pourront ensuite fructifier au fil des années et servir à financer des études postsecondaires, que ce soit en formation professionnelle, au cégep ou à l’université », peut-on lire sur le site web de la formation politique.
« Au total, l’Équipe Fréchette prévoit investir 218,8 M$ sur quatre ans pour permettre à davantage de jeunes Québécois de compter sur un coup de pouce au moment de poursuivre leurs études », ajoute-t-elle.
Par ailleurs, ce 1000$ serait bonifié de 200$ par le fédéral, puisqu’Ottawa verse 20% des premières cotisations annuelles, souligne la CAQ.
Si un jeune ne fait pas d’études postsecondaires, le 1000$ serait retourné à l’État, en plus des intérêts.
Plan Aînés: répit fiscal pour les plus de 65 ans et bonification du crédit d’impôt
Christine Fréchette propose deux mesures pour «mettre plus d’argent dans [les] poches» des ainés. La première: le crédit d’impôt pour le soutien aux aînés sera bonifié de 200$. Dès l’année d’imposition 2026, le montant maximal passera ainsi de 2000 $ à 2200 $ pour les personnes de 70 ans et plus à revenu modique. «Environ 1,1 million d’aînés bénéficient actuellement de ce crédit, dont près de 467 500 reçoivent le montant maximal», avance la CAQ sur son site web.
La deuxième mesure consiste à donner un répit fiscal à certains travailleurs de 65 ans et plus. «Jusqu’à 35000$ de revenu de travail seront désormais protégés de l’impôt et du calcul des principales prestations québécoises lorsqu’ils occupent un emploi ciblé dans un service essentiel en pénurie. La mesure vise notamment les enseignantes et enseignants, les éducatrices en CPE, les infirmières et infirmières auxiliaires ainsi que les préposées et préposés aux bénéficiaires», explique la CAQ.
La CAQ précise que « les travailleurs bénéficieraient du plus généreux des deux avantages entre le crédit pour la prolongation de carrière et cette nouvelle mesure », un incitatif pouvant atteindre 6650$ par an, selon elle. La mesure coûterait 80 millions par année, donc 400 millions en cinq ans.
Couvrir les frais pour deux prothèses auditives
Christine Fréchette a profité de son point de presse dans une RPA de La Baie pour s’engager à faciliter l’accès aux prothèses auditives. Actuellement, le Programme d’aides auditives couvre généralement une seule prothèse par personne. Chez les adultes, seules certaines clientèles, notamment les étudiants, les travailleurs dont la perte auditive est liée à une surdité professionnelle et les personnes ayant une déficience visuelle, peuvent obtenir une deuxième prothèse.
L’Équipe Fréchette propose de moderniser le programme afin de couvrir deux prothèses pour les personnes admissibles qui en ont besoin. La mesure représente un investissement annuel de 40M$.
Un Québécois sur 10 vit avec une déficience auditive, rapporte la CAQ. Cepourcentage monte à 25% chez les 60 ans et plus et que cette déficience touche environ 700 000 citoyens. «Pourquoi on en paierait seulement une?», a lancé la cheffe Fréchette, citant au passage qu’au privé, les frais pour des prothèses auditives peuvent grimper jusqu’à 6000 $.
Le plan caquiste propose également la vente libre de nouvelles prothèses auditives plus abordables pour les pertes auditives légères et modérées, en donnant accès à des solutions moins coûteuses.
Supprimer 2900 postes dans l’État
La CAQ promet de «poursuivre la modernisation de l’État québécois». Elle compte notamment supprimer 2900 postes dans la fonction publique d’ici le 31 mars 2029. Et ce, en créant un programme de départs hâtifs et volontaires à la retraite. Selon la CAQ, cette mesure représenterait pour un gain net cumulatif estimé à 507 millions de dollars sur cinq ans (260 millions par année à compter de 2029-2030). Les réseaux de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieur ne seraient pas visés. Cette retraite anticipée serait offerte aux fonctionnaires de 55 ans et plus. L’État verserait à Retraite Québec la compensation nécessaire pour réduire la pénalité actuarielle applicable à une retraite anticipée.
L’équipe Fréchette compte également créer une équipe «dédiée à l’efficacité de l’État» et autre équipe pour «reprendre le contrôle des projets numériques. Ces dernières relèveraient de la première ministre.
Christine Fréchette veut également placer le secteur public en concurrence avec le privé. Les «responsabilités stratégiques» resteraient dans le giron public, mais certains services seraient confiés au privé, comme l’entretien des édifices, la maintenance des parcs de véhicules, les centres d’appel, les services de renseignement et les services graphiques et de conception visuelle.
Relancer les partenariats public-privé
Au cours d’une annonce portant sur les infrastructures, Mme Fréchette a relancé l’idée du partenariat public privé (PPP), un concept qui a suscité de la controverse dans l’Histoire du Québec.
Ainsi, des écoles et des Maisons des aînés pourraient être construites selon ce mode, a-t-elle évoqué.
La CAQ s’est engagée à améliorer les façons de faire dans la construction d’infrastructures pour diminuer les coûts.
Sa formation propose donc que, pour chaque projet public de plus de 10 millions de dollars (M$), le mode de réalisation offrant la meilleure valeur aux contribuables soit évalué dès le départ.
La CAQ créerait aussi un «catalogue québécois de modèles et de composantes standardisés» afin d’éviter que certains projets, comme des classes, des salles de bain ou salles mécaniques, soient chaque fois redessinés à partir d’une feuille blanche.
Finalement, un éventuel gouvernement Fréchette reviendrait à la charge avec un projet de loi visant à accélérer les projets jugés «d’envergure nationale».
Un tel projet de loi, s’inspirant de ce qui s’est fait au fédéral après l’arrivée au pouvoir du premier ministre Mark Carney, a été déposé par le ministre des Finances, Eric Girard, mais il est mort au feuilleton.
La CAQ a rappelé que, si elle est reconduite au pouvoir, elle investira 167 milliards de dollars (G$) dans les infrastructures au cours des dix prochaines années. Le déficit de maintien des actifs dépasse déjà 44G$.
Bonifier de 100M$ l’aide au logement pour prévenir l’itinérance
Si elle est élue, la CAQ promet de créer un plan d’action national sur l’itinérance durant les premiers mois de son mandat, ainsi que de bonifier de 100M$ l’aide au logement «afin de prévenir et d’agir sur l’itinérance».
Le parti de la première ministre sortante promet notamment l’ajout de 1000 suppléments au loyer, issus du Programme de supplément au loyer (PSL) – prévention et de 1000 suppléments au loyer (PSL) avec accompagnement pour des personnes en situation d’itinérance.
Crédit d'impôt jusqu’à 7000$ pour les premiers acheteurs
Actuellement, une offre, pouvant atteindre 1 400 $ aux premiers acheteurs, est donnée via un crédit d’impôt remboursable pour l’achat d’une première habitation. L’équipe de Fréchette propose de bonifier considérablement cette aide afin que le crédit puisse atteindre 7 000 $.
Le crédit conserverait son caractère remboursable, ce qui permettrait aux premiers acheteurs d’en bénéficier même s’ils n’ont pas suffisamment d’impôt à payer pour utiliser l’ensemble du montant.
La mesure s’appliquerait autant aux propriétés neuves qu’aux propriétés existantes, afin de soutenir l’ensemble des Québécois qui souhaitent accéder à la propriété pour la première fois.
Plan pour les travailleurs face aux transformations économiques
La Coalition avenir Québec (CAQ) a présenté quatre mesures pour «mieux accompagner les travailleurs face aux transformations économiques».
L’équipe Fréchette veut investir 400 M$ sur quatre ans afin de bonifier le Programme de formation courte durée. L’objectif est de permettre à environ 25 000 personnes d’acquérir rapidement les compétences recherchées dans les secteurs où les perspectives d’emploi sont les meilleures.
L’équipe Fréchette veut investir 400 M$ sur quatre ans afin de bonifier le Programme de formation courte durée. L’objectif est de permettre à environ 25 000 personnes d’acquérir rapidement les compétences recherchées dans les secteurs où les perspectives d’emploi sont les meilleures.
Comme les «tarifs américains, l’intelligence artificielle et les transformations de notre économie peuvent rapidement modifier les besoins de main-d’œuvre d’un secteur à l’autre», un nouveau gouvernement caquiste s’appuierait sur le Pôle perspective emploi et l’Institut de la statistique du Québec afin d’assurer un suivi continu de l’évolution des métiers et des compétences.
La CAQ veut aussi utiliser le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) afin de «mieux arrimer la sélection des travailleurs aux compétences recherchées par les entreprises québécoises». Enfin, Christine Fréchette veut modifier l’application de la loi du 1 % (pour la formation en entreprise) afin d’encourager davantage la reconversion professionnelle et le développement de compétences de l’avenir, dont l’intelligence artificielle.
Nature: 2200 M$ pour la SÉPAQ
De passage en Estrie le 3 septembre, Christine Fréchette s’est engagée à investir 200 millions de dollars pour consolider et élargir le réseau de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ). Son but ? Améliorer l’accès à la nature. Un gouvernement caquiste instaurerait donc également des tarifs préférentiels pour les visiteurs québécois dans les parcs de la SÉPAQ. Enfin, les caquistes promettent de démocratiser l’accès aux berges et aux plans d’eau du Québec. «Pratiquement tous les plans d’eau du Québec sont publics. Pourtant, leur accès demeure restreint dans 98 % des cas», déplore la formation politique.
La CAQ suggère de réserver 20% des berges à des fins récréatives pour la population lors de la vente d’un terrain public riverain. L’Équipe Christine Fréchette propose également de modifier la loi afin de fournir une protection appropriée en matière de responsabilité civile aux propriétaires riverains qui choisissent d’offrir gratuitement un passage à leur berge à la population en général.
Réformer le régime forestier
Mme Fréchette a promis de procéder à une révision en bonne et due forme du régime forestier. Une telle réforme avait été entreprise dans le deuxième mandat de la CAQ, avant d’être abandonnée en cours de route en raison de l’opposition qu’elle générait.
«On a tiré des leçons de ce qui s’est passé», a assuré Mme Fréchette en point de presse. On va procéder à l’inverse. On va légiférer en dernier plutôt qu’en premier. Donc, on va expérimenter de nouvelles façons de faire qui auront été élaborées dans chacune des régions [et], une fois ces projets pilotes là expérimentés, on va voir lesquels sont les plus porteurs et devraient être rendus permanents.»
Mme Fréchette a aussi promis ce midi qu’en cas de victoire, un gouvernement Fréchette investira 144M$ de plus que prévu pour aider l’industrie à se transformer et réduire sa dépendance au marché américain.
Engagements pour la Capitale-Nationale
Croissance démographique oblige, Christine Fréchette s’engage à investir près de 800 millions$ pour des projets de construction et d’agrandissement d’écoles dans la grande région Québec.
En termes de mobilité et d’infrastructures, la cheffe de la CAQ a promis que les projets de «troisième lien, de tramway de Québec et de réaménagement de la tête des ponts» se poursuivront si elle est élue. Elle investirait également pour réaliser, en collaboration avec la Ville de Québec, le pont d’étagement Robert-Bourassa–Lebourgneuf.
Dans l’ouest de Lévis, la CAQ réaménagerait les routes 116 et 132, ce qui est attendu depuis longtemps. «Rappelons que cet axe est l’un des principaux accès au pont de Québec et joue un rôle important lorsque la circulation est perturbée sur le pont Pierre-Laporte», indique la parti politique sur sa plateforme. Enfin, ce dernier s’engage à évaluer les solutions routières qui permettent d’améliorer les accès au secteur Chaudière–Le Gendre.
Secteur agricole: rembourser la «taxe carbone» et soutenir la relève
De passage au siège de l’Union des producteurs agricoles, Christine Fréchette a promis de continuer à défendre la gestion de l’offre et à maintenir le remboursement de la contribution des producteurs agricoles à la bourse du carbone, qui s’est élevé cet été à 87 millions de dollars.
Son parti promet en outre de faire passer de 50 à 100 millions la contribution gouvernementale au Fonds d’investissement pour la relève agricole (FIRA) afin d’aider la nouvelle génération de producteurs à obtenir un meilleur accès au capital nécessaire pour développer leur entreprise.