Trump commet un faux pas en déclarant «Ma femme est là» alors que c’est Natalie Harp l’accompagne
Donald Trump a fait parler de lui lors de son voyage en Irlande en déclarant « Ma femme est là », alors que la Première Dame, Melania Trump, était restée chez elle. Trump s’est rapidement corrigé, affirmant qu’elle était « là en esprit », mais cette gaffe a attiré davantage l’attention car Natalie Harp, une proche collaboratrice, l’accompagnait ostensiblement. Harp faisait déjà l’objet d’une attention particulière en raison de son accès privilégié à Trump et d’un cadeau de Noël d’une valeur de 45 000 dollars offert par le président, récemment révélé.
Un voyage en Irlande sans Melania
Le président Donald Trump s’est rendu en Irlande pour une visite de deux jours, accompagné de ses fils Eric Trump et Donald Trump Jr., ainsi que de Natalie Harp, une proche collaboratrice de la Maison Blanche. Il manquait toutefois un membre important de la famille présidentielle : la Première dame Melania Trump n’avait pas fait le déplacement, ce qui a donné lieu à une remarque présidentielle maladroite à Dublin.
« Ma femme est là »
S’exprimant à la résidence de l’ambassadeur américain à Dublin le 12 septembre, Trump a d’abord surpris son auditoire en déclarant : « Ma femme est ici ». Melania n’était en réalité pas présente, et le président a rapidement corrigé ce qui semblait être un lapsus en expliquant que la première dame suivait son voyage depuis chez elle, avant de tourner son absence en plaisanterie.
Trump plaisante au sujet de Melania
« Ma femme est ici en pensée. Elle nous regarde en ce moment même. Elle m’a dit : “Passe-leur le bonjour”, car elle s’entend très bien avec ces deux personnes. Je lui ai répondu : “Eh bien, pourquoi ne viens-tu pas avec moi ?” Elle m’a répondu : “Eh bien, c’est un voyage de sept heures. Je ne suis peut-être pas si amicale que ça.” » a déclaré Trump, utilisant l’humour pour expliquer pourquoi Melania était restée à la maison.
Natalie Harp accompagne Trump dans ses déplacements
Alors que Melania restait chez elle, Natalie Harp, assistante de direction âgée de 35 ans, a fait partie de la délégation officielle de Trump. Elle a fait plusieurs apparitions lors des activités du président à Dublin et l’a accompagné dans sa propriété de Doonbeg pendant l’Irish Open. Sa présence a attiré l’attention, car Natalie Harp est devenue l’une des figures les plus reconnaissables et les plus assidues du cercle restreint de Trump.
Les moqueries sur Internet ne tardent pas à suivre
Des photos de Mme Harp accueillant des responsables irlandais en l’absence de Melania ont largement circulé sur Internet, ce qui a poussé certains utilisateurs des réseaux sociaux et commentateurs à qualifier ironiquement cette collaboratrice de « femme de travail » de Trump ou de « première dame de remplacement ». Ces descriptions relèvent du commentaire et ne correspondent pas au rôle officiel de Mme Harp ; la Maison Blanche a d’ailleurs à plusieurs reprises réfuté les allégations selon lesquelles leur relation serait inappropriée.
Un cadeau de Noël à 45 000 dollars
Mme Harp faisait déjà l’objet d’une attention renouvelée après que des déclarations financières ont révélé que Donald Trump lui avait personnellement remis un cadeau de fin d’année de 45 000 dollars en espèces. Il a également été révélé que deux autres collaboratrices, Margo Martin et Chamberlain Harris, avaient reçu le même montant, tandis que le directeur des opérations du Bureau ovale, Walt Nauta, avait reçu 22 000 dollars, ce qui a braqué les projecteurs sur ces versements.
Questions d'éthique à suivre
Pour les collaborateurs du gouvernement gagnant environ 150 000 dollars par an, ces versements de 45 000 dollars constituaient des cadeaux substantiels. L’organisme non partisan « Campaign Legal Center » a ensuite déposé des plaintes auprès du Bureau américain de l’éthique gouvernementale (OGE), remettant en cause la conformité de ces versements aux règles régissant les rémunérations extérieures. La Maison Blanche a affirmé que Trump avait pour « pratique de longue date » d’offrir personnellement des cadeaux de fin d’année à son entourage.
L’« imprimante humaine » de Trump
L’accès exceptionnel dont bénéficie Harp auprès de Trump fait parler d’elle depuis des années. Surnommée la « imprimante humaine », elle reste souvent aux côtés du président, équipée d’une imprimante portable, et lui fournit des copies papier d’articles de presse, de publications sur les réseaux sociaux et d’autres documents. Ses détracteurs se demandent si ce dispositif ne risque pas de créer un environnement informationnel excessivement filtré autour de Trump, en contrôlant les informations qui parviennent régulièrement sur son bureau.
Un message très personnel
Les témoignages rapportés dans l’ouvrage Regime Change, rédigé par des journalistes du New York Times, faisaient également état d’inquiétudes concernant la dévotion intense de Harp envers Trump. Elle aurait laissé des notes très personnelles au président, dont l’une disait : « Vous êtes tout ce qui compte pour moi. » Trump aurait déclaré à son équipe que Harp l’aimait autant que les membres de sa propre famille.
Attaques politiques et fausses informations générées par l'IA
La notoriété de Natalie Harp n’a cessé d’alimenter les critiques des adversaires politiques de Donald Trump. Le sénateur démocrate Jon Ossoff s’était auparavant moqué de Donald Trump, l’accusant de « voyager avec Natalie à bord de leur palais volant ». Parallèlement, des images truquées et générées par IA, montrant Donald Trump et Natalie Harp dans des situations intimes, ont circulé sur Internet, mêlant fausses informations à des reportages véridiques sur leur étroite collaboration professionnelle, ce qui a contraint la Maison Blanche à réagir à plusieurs reprises.
Un moment gênant prend de l'ampleur
Rien dans la remarque de Trump « Ma femme est là » ne laisse supposer quoi que ce soit d’inapproprié entre le président et Mme Harp, et il a immédiatement précisé que Melania était absente. Mais cette erreur a attiré davantage l’attention car elle s’est produite alors que Mme Harp l’accompagnait ostensiblement, dans un contexte où son accès aux lieux, ses messages personnels et le cadeau de 45 000 dollars offert par Trump faisaient déjà l’objet d’une surveillance étroite, transformant ainsi un bref lapsus en un événement largement commenté.