Ce qui semblait être un départ de routine à bord d’Air Force One cachait en réalité une opération extraordinaire visant à protéger Donald Trump d’une éventuelle attaque au missile tiré à l’épaule. Sur la base de renseignements très précis indiquant une menace iranienne bien réelle, les responsables de la sécurité ont discrètement modifié l’itinéraire du président, déployé un avion leurre et dissimulé sa véritable localisation, tandis que de hauts responsables de l’administration et des journalistes poursuivaient leur vol sans savoir que Trump ne voyageait plus avec eux.
Une urgence cachée
Ce qui semblait être un départ présidentiel tout à fait ordinaire de Turquie cachait en réalité une opération de sécurité exceptionnelle autour de Donald Trump. Alors que les caméras le filmaient en train de se préparer à quitter Ankara à l’issue de son dernier sommet de l’OTAN, les responsables américains réagissaient à des renseignements hautement sensibles laissant entrevoir une menace immédiate qui allait transformer le voyage de retour en une évacuation minutieusement orchestrée.
Les services de renseignement tirent la sonnette d'alarme
Les services de renseignement américains avaient recueilli plusieurs sources d’informations crédibles indiquant l’existence d’un complot d’assassinat iranien en cours. Ces renseignements étaient d’une précision inhabituelle, laissant entendre que des agents iraniens disposaient d’informations précises sur les déplacements de Trump à Ankara. Ils auraient notamment su où il séjournait pendant le sommet, y compris à quel étage précis du bâtiment il se trouvait.
Une menace de missile
La menace pesait directement sur le départ de Trump de Turquie. Les services de renseignement avaient indiqué qu’un missile sol-air pourrait potentiellement être utilisé contre l’avion présidentiel. Cette crainte s’est particulièrement aggravée après qu’une personne portant ce qui semblait être un missile portable a été repérée près du sommet de l’OTAN, ce qui a conduit les responsables à revoir les modalités du départ de Trump d’Ankara.
Tensions avec l'Iran
Cette menace est apparue alors que Washington et Téhéran traversaient une nouvelle période de tensions intenses. Les hostilités avaient repris de plus belle après l’échec d’un bref accord de paix, mettant les responsables américains en état d’alerte maximale. Des renseignements laissant entendre que l’avion de Trump pourrait être pris pour cible, les services secrets et l’armée ont mis au point un plan minutieux visant à dissimuler sa localisation réelle.
L'internat public
On a pu voir Trump monter les marches et monter à bord du célèbre Boeing 747 bleu et blanc traditionnellement utilisé comme Air Force One. Aux yeux des observateurs, cette scène semblait confirmer exactement où se trouvait le président. Derrière ce départ bien visible, cependant, l’embarquement s’inscrivait dans une manœuvre de diversion destinée à induire en erreur toute personne susceptible de surveiller les déplacements de Trump à l’aéroport.
Le camion-restaurant
Une fois Trump hors de vue du public, l’opération a pris une tournure extraordinaire. Il a été discrètement transféré dans la remorque d’un camion de restauration de l’aéroport, qui s’est éloignée de l’appareil et a traversé le tarmac. Le président a ensuite été transféré à bord d’un C-32A de l’armée de l’air, plus petit, qui est la version militaire d’un Boeing 757.
Le leurre s'en va
Le C-32A transportant Trump volait sous l’indicatif d’appel « Reach 18 », ses données de suivi habituelles ayant été dissimulées. De son côté, le Boeing 747 a décollé d’Ankara pour servir de leurre et a fini par voler sous l’indicatif d’appel « Air Force One ». Cette manœuvre visait à détourner l’attention de l’appareil plus petit qui transportait secrètement le président vers la Grande-Bretagne.
Les fonctionnaires laissés pour compte
Le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le personnel de la Maison Blanche et les journalistes qui accompagnaient le voyage sont restés à bord de l’avion leurre sans savoir que Trump se trouvait ailleurs. Les journalistes avaient reçu pour consigne de la part des services secrets de garder les stores de leurs hublots fermés. Trump a ensuite plaisanté à propos de ces consignes : « Parce que vous êtes probablement sur un vol dangereux… Ils ne m’ont pas demandé de fermer les miens, mais s’ils l’avaient fait, je l’aurais fait. Mais si je pars, vous partez. N’est-ce pas ? Peut-être qu’un jour, vous aurez envie de changer de métier.»
Le Rendez-vous britannique
Le C-32A de Trump a finalement atterri à la base de la RAF de Mildenhall, au Royaume-Uni, où l’opération est entrée dans sa phase finale. Il a été discrètement transféré à bord de l’avion présidentiel principal avant que celui-ci n’atteigne les caméras et autres observateurs. Cette manœuvre a permis de préserver l’image publique selon laquelle Trump était resté à bord d’Air Force One tout au long de ce voyage inhabituel depuis la Turquie.
Trump le confirme
Trump a confirmé publiquement ce changement d’avion secret le 11 août. S’exprimant à l’issue d’un événement dans l’Ohio, il a déclaré avoir simplement suivi les instructions de son service de protection. «La décision revient uniquement aux services secrets. Je me contente de suivre leurs directives. Je m’en remets aux services secrets et à l’armée. Ils voulaient que je prenne un autre vol, un autre avion, offrant le même niveau de sécurité, mais c’est eux qui me l’ont demandé, alors je l’ai fait. Je fais ce qu’ils me disent.»
Une menace constante
Trump a déclaré qu’il n’avait pas cherché à obtenir de détails précis sur les raisons qui avaient motivé ces mesures de sécurité exceptionnelles. « Je suppose qu’il y avait une menace. Je n’ai pas vraiment posé de questions à ce sujet. Je reçois beaucoup de menaces. » Il a ensuite ajouté : « Je reçois beaucoup de menaces dont vous n’avez pas connaissance. Les présidents sans importance ne reçoivent pas de menaces. Et je pense que je suis peut-être le président le plus important. »