Le Venezuela est confronté à l'une des pires catastrophes naturelles de son histoire moderne après que deux puissants séismes ont frappé le pays à moins d'une minute d'intervalle le 24 juin. Ces séismes ont causé des destructions massives à Caracas et dans les régions environnantes. Selon l'U.S. Geological Survey, un séisme de magnitude 7,2 a frappé à environ 160 kilomètres à l'ouest de la capitale, avant qu'une secousse plus forte, d'une magnitude de 7,5, ne suive moins d'une minute plus tard. Des bâtiments se sont effondrés dans plusieurs villes, les réseaux électriques et de communication ont été coupés, et les équipes d'urgence sont débordées face à l'ampleur de la catastrophe. Le bilan provisoire des victimes ne cesse de s'alourdir alors que les secouristes fouillent des montagnes de décombres à la recherche de survivants.
Il a été annoncé que l'on craint que des milliers de Vénézuéliens aient péri sous les décombres laissés par les séismes. Les premiers chiffres ont confirmé que plus de 180 personnes ont été tuées, mais selon l'U.S. Geological Survey, plus de 30 000 personnes sont portées disparues à travers le pays. La région la plus touchée, l'État de La Guaira, près de Caracas, est devenue une zone sinistrée, selon le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, Jorge Rodriguez. M. Rodriguez a déclaré qu'au moins 1 520 personnes avaient été blessées et qu'au moins 250 bâtiments avaient été endommagés ou détruits.
Un site web pour retrouver les personnes disparues

Un site web a été créé par le gouvernement vénézuélien pour recenser les personnes disparues ; il est actuellement relayé par des responsables politiques du pays ainsi que par des rivaux politiques étrangers. Bien que les médias n'aient pas pu vérifier chaque signalement, l'approche citoyenne de ce site est encourageante. Actuellement, le site fait état de plus de 30 000 personnes portées disparues. Ce séisme de magnitude 7,5 est le plus puissant qu'ait connu le Venezuela depuis 1900. Le pays se situe à la jonction des plaques tectoniques des Caraïbes et d'Amérique du Sud et a déjà subi des séismes dévastateurs, dont celui de 1812 qui aurait fait environ 30 000 victimes.
L'économie vénézuélienne est déjà en situation critique
Avant les séismes, le Venezuela était déjà en proie à une crise économique. L'inflation est toujours estimée à plus de 400 %. Le PIB par habitant ne devrait atteindre qu'environ 4 140 dollars américains en 2026, ce qui empêche de nombreuses familles de subvenir à leurs besoins essentiels. Plus de 7,7 millions de Vénézuéliens ont fui le pays depuis le début de la crise, créant ainsi l'une des plus grandes crises de déplacement de population au monde. Des années de sous-investissement ont également laissé les infrastructures essentielles en piteux état : coupures d'électricité fréquentes, réseaux d'approvisionnement en eau peu fiables et réseaux de transport délabrés perturbent les activités des entreprises, réduisent la productivité et rendent encore plus difficile pour le pays d'attirer des investissements ou de maintenir une croissance économique à long terme. Le Venezuela a également connu un changement de régime violent en 2026, le président Nicolas Maduro ayant été enlevé par les États-Unis et Rodriguez ayant été imposé à sa place.
Réaction internationale

Les réactions positives ont afflué du monde entier, y compris de la part de pays avec lesquels le Venezuela est en conflit. Alors que des équipes de secours internationales sont en route, Rodriguez a remercié Donald Trump et Vladimir Poutine pour leur soutien. Trump et Poutine ont tous deux consacré beaucoup de temps et d'énergie à déstabiliser l'économie vénézuélienne cette année, mais ils ont mis de côté leurs divergences pour venir en aide au pays face à cette catastrophe nationale. Trump a commenté l'incident, affirmant que les États-Unis étaient prêts à aider et qualifiant le Venezuela d'« ami » des États-Unis.
Les États-Unis sont prêts, disposés et capables d'apporter leur aide ! J'ai donné pour instruction à toutes les agences de notre gouvernement de se tenir prêtes à agir rapidement. Nous serons là pour nos nouveaux et grands amis.
– Donald Trump via Truth Social
Tom Fletcher, responsable de l'aide humanitaire à l'ONU, a déclaré que l'Organisation coordonnait le déploiement d'équipes de secours internationales. M. Fletcher a souligné que surmonter cette catastrophe exigerait un effort collectif massif de la part des pays du monde entier. Avant le séisme, huit millions de Vénézuéliens avaient déjà besoin d'aide humanitaire. La mission des Nations unies pour les droits de l'homme au Venezuela a exhorté le gouvernement à lever les restrictions sur certains réseaux sociaux, affirmant qu'il s'agissait d'une « question de vie ou de mort ». L'accès a été rétabli dans certaines régions du pays, où les services de téléphonie mobile sont peu fiables. L'accès aux réseaux sociaux au Venezuela reste fortement restreint par les autorités de régulation, à la suite d'une période de censure prolongée et de bouleversements politiques.
Le Canada prépare une aide

Le Premier ministre canadien Mark Carney s'est exprimé au sujet de cette catastrophe le 25 juin. M. Carney a affirmé que le Canada était prêt et disposé à fournir une aide humanitaire au Venezuela, mais que le pays devait d'abord régler les questions logistiques. Il a invoqué l'absence de présence canadienne au Venezuela, décrivant ce pays comme un partenaire avec lequel le Canada n'était pas « sur la même longueur d'onde » ces dernières années. M. Carney a toutefois ajouté qu'il collaborerait avec des partenaires internationaux pour s'assurer que le Canada puisse jouer un rôle dans l'aide apportée au Venezuela. Des responsables d'Affaires mondiales Canada sont en contact avec des partenaires régionaux et des organisations humanitaires. La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré que le Canada était déterminé à aider ce pays. Le Canada et le Venezuela n'ont pas officiellement rompu leurs relations, mais Ottawa a fermé son ambassade à Caracas en juin 2019 après que le Venezuela eut refusé de renouveler les visas arrivant à expiration des diplomates.