Selon le dernier rapport annuel de l'Alliance, le Canada a officiellement atteint l'objectif fixé par l'OTAN consistant à consacrer 2 % de son PIB aux dépenses de défense en 2025, ce qui marque un tournant majeur dans la posture militaire du pays. Le rapport confirme également que le Canada a dépassé une autre directive clé de l'OTAN en consacrant un peu plus de 20 % de son budget de défense à l'acquisition de nouveaux équipements. Cette double réussite reflète un changement notable après des années où le pays n'avait pas répondu aux attentes de l'alliance, plaçant le Canada parmi les membres qui atteignent désormais les objectifs financiers et de modernisation fixés par les dirigeants de l'OTAN.

Cette annonce fait suite à la publication du rapport annuel 2025 de l'OTAN, qui rend compte des dépenses de défense et du développement des capacités dans les États membres. Si les progrès du Canada sont remarquables, le rapport indique que tous les membres de l'OTAN n'ont pas atteint le seuil de 2 % de dépenses. Plusieurs pays restent en deçà de l'objectif, malgré la pression accrue exercée par les alliés pour accélérer les investissements militaires en réponse à l'évolution des défis de sécurité mondiaux. Cependant, un nombre croissant d'États membres se sont rapprochés de la conformité, reflétant une tendance générale à l'augmentation des dépenses de défense au sein de l'alliance ces dernières années.
« Vous avez défini vos priorités, vous vous concentrez sur elles, vous allez jusqu'au bout. »
– Mark Carney, Premier ministre du Canada
Le fait que le Canada ait en outre alloué plus de 20 % de son budget militaire à l'acquisition de nouveaux équipements s'inscrit également dans le cadre du critère secondaire de l'OTAN, visant à garantir la modernisation des forces armées. Cela inclut des investissements dans les technologies de pointe, les infrastructures et les programmes d'acquisition destinés à renforcer la préparation opérationnelle. Les analystes de la défense ont souligné que le fait d'atteindre ces deux objectifs simultanément est significatif, car cela démontre non seulement des niveaux de dépenses plus élevés, mais aussi une allocation stratégique des ressources vers le développement des capacités à long terme plutôt que vers la seule maintenance opérationnelle.

Le premier ministre Mark Carney a évoqué cette étape importante lors d'une visite à la base de la Marine royale canadienne à Halifax, en Nouvelle-Écosse, la présentant comme le résultat d'un changement plus large dans les priorités nationales.
« Nous nous sommes présentés aux élections en reconnaissant que le monde avait changé, en reconnaissant l'importance de sécuriser le Canada, de défendre le Canada et de respecter nos engagements », a déclaré Carney, avant d'ajouter :
« Vous avez fixé vos priorités, vous vous concentrez sur elles, vous allez jusqu'au bout. »
Ses remarques reflètent l'importance accordée par le gouvernement à l'adaptation à un environnement géopolitique en mutation, où la défense et la sécurité ont pris une importance accrue dans les débats politiques tant nationaux qu'internationaux.

Au cours de sa campagne électorale, Carney a souligné à plusieurs reprises la nécessité de renforcer les engagements du Canada en matière de défense au sein de l'OTAN, en établissant un lien entre cette question et l'instabilité mondiale ainsi que l'évolution des menaces pour la sécurité.
Il a fait valoir que le Canada devait jouer un rôle plus actif au sein de l'alliance, soulignant l'importance de respecter les critères convenus. Si le ton des discours de campagne variait, ceux-ci mettaient systématiquement l'accent sur l'alignement de la posture de défense du Canada sur ses obligations internationales, renforçant ainsi le message selon lequel une augmentation des investissements militaires était nécessaire pour garantir à la fois la sécurité nationale et la crédibilité auprès des alliés.
« Nous nous sommes présentés aux élections en reconnaissant que le monde avait changé, en reconnaissant l'importance de sécuriser le Canada, de défendre le Canada et de respecter nos engagements. »
– Mark Carney, Premier ministre du Canada
Malgré les progrès du Canada, le rapport de l'OTAN souligne que la réalisation des objectifs à l'échelle de l'alliance reste inégale. Si une majorité de membres ont augmenté leurs dépenses de défense, seule une partie d'entre eux a pleinement atteint à la fois l'objectif de 2 % du PIB et le critère de référence de 20 % d'investissement en équipement. Ce respect inégal des objectifs continue de faire l'objet de discussions au sein de l'OTAN, les dirigeants faisant pression pour un meilleur alignement entre les États membres. Les résultats obtenus par le Canada en 2025 le placent parmi les pays ayant atteint ces objectifs, ce qui marque un changement dans son rôle au sein de l'alliance, alors qu'il s'aligne davantage sur les attentes stratégiques de l'OTAN.

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