Les Américains s’offrent des actifs de pétrole russe

Les Américains s’offrent des actifs de pétrole russe
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Le deuxième plus grand producteur de pétrole russe, Lukoil, a été fortement touché par les sanctions américaines imposées par l'administration Trump, mesures décrites par Washington comme s'inscrivant dans le cadre d'un effort plus large visant à faire pression sur Moscou pour qu'elle négocie la fin de la guerre en Ukraine.

Dans ce contexte, Lukoil a annoncé avoir conclu un accord initial avec la société américaine de capital-investissement Carlyle Group pour vendre une participation majoritaire dans ses actifs étrangers. Cette décision marque un tournant important pour la société énergétique russe, qui cherche à se défaire de ses activités à l'étranger face à la pression financière et réglementaire croissante, tout en permettant à une société basée aux États-Unis d'étendre sa présence sur les marchés pétroliers mondiaux, façonnés par les sanctions et le réalignement géopolitique.

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Deuxième producteur de pétrole russe, Lukoil a été fortement touché par les sanctions américaines imposées par l'administration Trump, mesures qui, selon Washington, visaient à contraindre Moscou à négocier pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Lors de l'annonce des sanctions en octobre, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré :

« Il est temps de mettre fin aux tueries et de procéder à un cessez-le-feu immédiat », ajoutant que « compte tenu du refus du président Poutine de mettre fin à cette guerre absurde, le Trésor sanctionne les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui financent la machine de guerre du Kremlin ». Dans ce contexte, Lukoil a annoncé avoir conclu un accord préliminaire avec la société américaine de capital-investissement Carlyle Group pour vendre une participation majoritaire dans ses actifs étrangers, une décision qui reflète la pression financière croissante exercée sur le secteur énergétique russe.

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Selon le ministère russe des Finances, les sanctions américaines, combinées aux mesures européennes et à la baisse des prix mondiaux du pétrole, ont entraîné une chute de 25 % des exportations russes de pétrole et de gaz l'année dernière, Washington et ses alliés ayant intensifié leurs pressions en ciblant les pétroliers liés à la « flotte fantôme » russe. Le Kremlin a réagi avec prudence à l'accord annoncé entre une société américaine et une société russe, un porte-parole déclarant que « la priorité principale est de garantir et de défendre les intérêts de la société russe ». Du côté américain, la transaction reste soumise à l'approbation de l'Office of Foreign Assets Control, l'agence du département du Trésor chargée de l'application et de l'administration des sanctions, ce qui souligne les obstacles réglementaires qui entourent toute transaction impliquant des actifs énergétiques russes soumis à des sanctions.

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