Donald Trump a publié une liste des dirigeants mondiaux qu'il aimerait voir participer à son « Conseil de paix », son plan pour instaurer la paix en Palestine. Parmi les dirigeants mondiaux figurant sur sa liste figurait le pape Léon XIV, chef de l'Église catholique. Selon certaines informations, le pape Léon serait encore en train d'étudier cette proposition, tout comme de nombreux autres pays. De nombreux pays ont déjà décliné l'offre de Trump pour diverses raisons, mais surtout en raison de leurs doutes quant aux motivations de Donald Trump.
Conseil de paix
Le Conseil de paix proposé par Trump est un organisme international présidé par le président afin de superviser la gouvernance et la reconstruction de Gaza. Le seul problème, selon Trump, est que le Conseil de paix se concentrera sur la mise en œuvre réussie du plan en 20 étapes de Donald Trump pour la reconstruction de Gaza, un plan qui a été vivement critiqué pour avoir retiré le pouvoir des mains des Palestiniens. Un signe positif est que le plan ordonne à Israël de se retirer de la Cisjordanie et envisage une Cisjordanie contrôlée par les Palestiniens à la fin du processus. Le plan de Trump a suscité la colère des sionistes pro-israéliens et les critiques des militants pro-palestiniens. La participation éventuelle du pape au conseil ne satisfera peut-être aucun des deux groupes, mais elle pourrait légitimer le conseil dans une certaine mesure.
Les critiques à l'égard du plan portent sur le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) nouvellement formé. Le NCAG est un conseil composé de technocrates palestiniens non partisans qui sont censés diriger Gaza pendant la période de transition prévue dans le plan de Trump. Les détracteurs affirment que le fait de confier Gaza à un groupe de technocrates pendant un certain temps menacera la capacité de Gaza à devenir autonome après la période de transition. En retirant Gaza des mains des Palestiniens pendant une brève période, on ouvre la porte à des troubles civils et à la possibilité d'une mauvaise gestion du pays.
Son président, le « commissaire en chef » du NCAG, Ali Shaath, a rassuré les Palestiniens dans un discours prononcé au Forum économique mondial de Davos, affirmant que le NCAG reconstruirait une Gaza capable de se gouverner. Shaath a insisté sur le fait que le plan ferait de la Palestine un centre de paix, de liberté et d'opportunités. Ce qui n'a pas été mentionné à Davos, c'est la force internationale de stabilisation (ISF) de Trump, très critiquée. La création de l'ISF s'est accompagnée d'une litanie de problèmes. Aucun des pays du monde arabe et islamique qui ont accepté de fournir des troupes ne souhaitait que ses soldats affrontent le Hamas au sujet de son armement. De plus, Israël a déclaré qu'il n'accepterait pas les forces turques ou qataries, tandis que d'autres contributeurs potentiels ont insisté pour que la Turquie et le Qatar soient impliqués. Les détails de l'ISF semblant chaotiques, Trump et Shaath se sont abstenus d'en parler.
Détails du plan
Le plan en 20 étapes détaille une série d'actions qui doivent être menées à bien par Israël et le Hamas. Les deux parties doivent achever la libération de tous les otages ou restes humains détenus, et Israël devra libérer près de 2 000 prisonniers palestiniens détenus après le 7 octobre 2023. Le plan précise que le Hamas doit renoncer à toutes ses armes, ce que l'organisation a déjà déclaré ne pas être disposée à faire. Une fois ces éléments de l'accord respectés, une aide immédiate sera acheminée à Gaza et en Cisjordanie. Israël devra également retirer ses troupes de Palestine.
Selon l'accord, Israël ne pourra pas occuper ou annexer Gaza et la Cisjordanie, qui pourront ainsi exister en tant que nations souveraines. Le plan prévoit la mise en place d'un dialogue entre Israël et la Palestine et garantit que les deux nations coexisteront dans la paix et la prospérité. L'objectif final du plan est de garantir la voie vers l'autodétermination et la création d'un État palestinien, réalisant ainsi l'objectif de longue date des Palestiniens. Si les détails du plan semblent corriger un système d'apartheid violent de longue date et mettre fin à un conflit que des dizaines d'organisations humanitaires ont qualifié de génocide commis par Israël, le plan repose sur la bonne foi de l'ISF ou du NCAG.
Le Vatican évalue les chances

Selon un porte-parole du Vatican, le pape Léon réfléchit sérieusement à la possibilité de rejoindre le conseil. Le chef du Vatican rejoint très rarement des conseils internationaux ou diplomatiques. La France et la Norvège ayant déjà décliné l'invitation et l'Italie semblant indécise, le pape se rend compte qu'il se trouve dans une situation différente de celle de la plupart des nations. Le secrétaire d'État du Vatican a commenté cette situation et les tensions entre les États-Unis et d'autres pays occidentaux, affirmant que l'important était de respecter le droit international. Compte tenu de la situation délicate, le pape ne prendra pas de décision précipitée, le Vatican s'efforçant de trouver une solution aussi diplomatique que possible.