Une conversation privée entre le président Donald Trump et le Premier ministre canadien Mark Carney a été rendue publique de manière inattendue après qu’un micro resté allumé aurait capté les deux dirigeants discutant, lors du sommet du G7, de l’accord controversé conclu entre le Canada et la Chine concernant les importations de véhicules électriques. Cet échange a offert un aperçu rare des coulisses de la diplomatie, alors que les tensions continuent de couver autour du commerce, des droits de douane et de l’avenir du secteur automobile nord-américain. Alors que Trump a publiquement condamné cet accord et menacé de représailles économiques, la conversation a laissé entrevoir une discussion plus nuancée entre les deux dirigeants. Ce moment a rapidement attiré l’attention car il touchait à l’une des questions économiques les plus sensibles auxquelles sont confrontés aujourd’hui le Canada, les États-Unis et la Chine.
Un incident de micro ouvert au G7
Un échange spontané, capté par un micro ouvert, entre le président Donald Trump et le Premier ministre canadien Mark Carney a retenu l’attention lors du sommet du G7, après que les deux dirigeants auraient été entendus discuter de l’accord controversé conclu entre le Canada et la Chine concernant les importations de véhicules électriques. Cette conversation a eu lieu alors que les tensions ne cessaient de s’intensifier autour des questions commerciales, des droits de douane et de l’avenir de l’industrie automobile nord-américaine.
Contexte de la guerre commerciale
Cet échange s’est déroulé dans un contexte d’escalade du conflit commercial entre les États-Unis et le Canada dans le secteur automobile. L’administration Trump a imposé des droits de douane de 25 % sur les véhicules assemblés au Canada, ce qui a poussé Ottawa à prendre des mesures de rétorsion. La pression croissante exercée sur l’industrie automobile canadienne a incité le gouvernement de Carney à explorer d’autres accords commerciaux afin de protéger les constructeurs et les exportateurs nationaux.
L'accord entre le Canada et la Chine
Au cœur de la polémique se trouve l’accord conclu entre le Canada et la Chine, qui autorise l’entrée sur le marché canadien d’un nombre limité de véhicules électriques fabriqués en Chine. En vertu de cet accord, le Canada a accepté de réduire les droits de douane sur un maximum de 49 000 véhicules électriques chinois par an. En échange, la Chine a assoupli les restrictions pesant sur certaines exportations canadiennes clés, notamment les produits agricoles. Ottawa a fait valoir que cet accord constituait une mesure économique ciblée plutôt qu’un changement fondamental de sa politique commerciale.
Une ouverture en avant-première
Les responsables canadiens ont souligné à plusieurs reprises que cet accord faisait l’objet d’un contrôle strict. Plutôt que d’ouvrir complètement le marché aux constructeurs chinois, l’accord fixe un plafond annuel destiné à limiter l’impact sur les constructeurs canadiens. Le gouvernement a toujours affirmé que le nombre de véhicules concernés par cet accord ne représentait qu’une petite fraction des ventes totales de véhicules au Canada.
La première réaction de Trump
Lorsque la nouvelle de l’accord a été rendue publique, Trump semblait relativement serein face à cette évolution. S’adressant aux journalistes, il a déclaré : « C’est ce qu’il doit faire. C’est une bonne chose pour lui de signer un accord commercial. » Ces propos laissaient entendre que Trump considérait initialement cet accord comme s’inscrivant dans les efforts déployés par le Canada pour défendre ses propres intérêts économiques dans un contexte de commerce mondial en pleine mutation.
Le ton change brusquement
Cette réaction mesurée n’a pas duré longtemps. Quelques jours plus tard, Trump a publiquement critiqué l’accord et a averti qu’il risquait de compromettre les efforts américains visant à limiter l’influence chinoise dans le secteur automobile. Il a qualifié l’accord entre le Canada et la Chine de « désastre » et de « l’un des pires accords, tous domaines confondus, de l’histoire ». Trump a fait valoir que le Canada risquait de devenir une porte dérobée pour les véhicules et les produits chinois cherchant à accéder aux marchés nord-américains.
Menace de nouveaux droits de douane
Les critiques de Trump se sont rapidement transformées en menaces économiques directes. Le président a averti que le Canada risquait de se voir imposer des droits de douane de 100 % si des marchandises chinoises étaient autorisées à entrer aux États-Unis via le Canada. Son administration n’a cessé de faire valoir que ces droits de douane étaient nécessaires pour protéger l’industrie manufacturière américaine et empêcher la Chine de contourner les restrictions commerciales américaines en passant par des pays alliés.
Conversation enregistrée par un microphone
La polémique a refait surface lors du sommet du G7 lorsqu’un micro ouvert aurait capté un échange privé entre Trump et Carney. Alors que les deux dirigeants s’entretenaient, Carney semblait expliquer les limites de l’accord et soulignait que celui-ci avait été soigneusement conçu pour éviter de perturber les flux commerciaux nord-américains.
Carney défend le plafond
Au cours de cet échange, Carney aurait expliqué que l’accord prévoyait un plafond strict de 49 000 véhicules et ne représentait qu’une petite part du marché canadien global. Faisant un geste pour souligner ce plafond, il aurait précisé que ce chiffre représentait « moins de 3 % de notre marché ». Carney aurait ensuite déclaré à Trump : « Je pensais que cela vous plairait en fait. »
La réaction de Trump
D’après les comptes rendus de cette conversation captée par un micro ouvert, Trump aurait réagi de manière plus positive que lors de ses déclarations publiques. Après avoir écouté les explications de Carney, le président aurait hoché la tête et répondu : « C’est bien, ça me plaît. » Cette réaction contrastait fortement avec ses critiques antérieures à l’égard de l’accord et donnait un aperçu d’une discussion privée plus nuancée entre les deux dirigeants.
Les tensions commerciales persistent
Malgré cet échange en apparence cordial, le différend plus général reste en suspens. Le Canada continue de défendre cet accord, qu’il qualifie d’arrangement économique limité et pragmatique, tandis que Trump soutient que les véhicules électriques chinois constituent une menace pour l’industrie manufacturière nord-américaine. Cet incident de micro ouvert a mis en lumière le délicat exercice d’équilibre auquel sont confrontés les deux gouvernements : d’un côté, le Canada cherche à diversifier ses relations commerciales tout en préservant son accès au marché américain ; de l’autre, Washington poursuit sa campagne agressive contre l’influence économique chinoise.