Retour sur la rivalité entre Trump et Carney qui a débuté au Forum économique mondial
Donald Trump a critiqué Mark Carney et le Canada après les commentaires du premier ministre lors du Forum économique mondial de Davos. Dans un discours dérangé, Trump a menacé le Canada et plus particulièrement Mark Carney, lui demandant de surveiller ses propos lorsqu’il parle des États-Unis. Selon Trump, le Canada vit aux dépens des États-Unis, et Carney ferait bien de s’en souvenir la prochaine fois qu’il prendra la parole. Si le discours de Trump à Davos n’était pas aussi absurde qu’il aurait pu l’être, il contenait néanmoins une série de menaces vagues à l’encontre d’un certain nombre de pays. Trump a également mentionné son Dôme doré et a promis de ne pas attaquer le Groenland dans son discours d’une heure.
Carney devrait 'surveiller ses paroles'
Les commentaires de Donald Trump menaçant Carney et le Canada ont été prononcés après le discours de Mark Carney la veille, dans lequel il exhortait les pays à s’éloigner des circuits commerciaux américains. Dans son discours, Carney a affirmé que l’ancien ordre mondial avait disparu, ce qui signifie que les chaînes d’approvisionnement américaines ne sont plus fiables. Carney a exhorté ce qu’il a appelé les « puissances moyennes », notamment le Canada, l’Australie et les économies de taille similaire, à se mobiliser et à travailler ensemble pour contourner le besoin des circuits commerciaux américains. Le discours de 17 minutes de Carney s’est démarqué lors du forum, car il s’agissait du discours « anti-américain » le plus évident et du seul discours encourageant directement les pays à rejeter les États-Unis comme partenaire commercial. Carney a également réaffirmé le soutien du Canada à la défense du Groenland, soulignant l’importance d’empêcher l’intervention américaine dans les nations souveraines.
Le discours désormais célèbre de Carney
Carney a souligné que l’utilisation par Donald Trump de droits de douane agressifs et de représailles était inacceptable, affirmant qu’il existe actuellement des superpuissances mondiales qui utilisent « l’intégration économique comme arme ».
Carney a critiqué l’utilisation par Trump des infrastructures financières comme moyen de coercition et des chaînes d’approvisionnement comme vulnérabilités. Les droits de douane imposés par Donald Trump ont gravement affecté les industries canadiennes, notamment celles de l’acier, du bois, de l’automobile et de l’agriculture. Alors que l’économie canadienne est ébranlée par la perturbation des chaînes d’approvisionnement, Carney s’efforce de diversifier l’économie canadienne afin de la rendre moins dépendante des États-Unis.
Réponse de Trump
Trump n’a pas réagi gentiment aux propos de Carney, proférant plusieurs menaces vagues à l’encontre du Canada et du Premier ministre Carney lors de son discours d’une heure à Davos. Trump a affirmé que le Canada n’existait que parce que les États-Unis le permettaient et que l’économie canadienne dépendait entièrement des États-Unis. Il a conclu ses commentaires par une menace à l’encontre de Carney, lui demandant instamment de se rappeler que le Canada existe grâce aux États-Unis et l’encourageant à réfléchir à ce fait avant de faire des déclarations.
Bien que cela ne soit pas surprenant, les menaces semblaient directes, même si Trump n’a pas précisé quelles seraient les conséquences si Carney ne tenait pas compte de son conseil et continuait à mentionner le nom des États-Unis.
Les menaces vagues ne suffisent pas
De toute évidence, Trump considère que son influence mondiale est imparable et estime que des menaces vagues suffiront à définir la politique étrangère et intérieure des pays. Trump a précisé à Davos qu’il ne souhaitait pas recourir à la force pour conquérir le Groenland, mais que s’il choisissait de le faire, les forces américaines seraient « imparables ».
Le discours d’une heure prononcé par Trump à Davos était dérangé et décousu, mais le président a fait avancer son projet concernant le Groenland, réussissant apparemment à mettre en place le cadre d’un accord avec les pays de l’OTAN pour contrôler les minéraux groenlandais.