Le Kremlin affirme avoir reçu une invitation personnelle de Trump pour que Vladimir Poutine rejoigne un « Conseil de paix » proposé pour superviser la reconstruction de Gaza. Moscou a confirmé que l’offre avait été transmise par voie diplomatique, tout en demandant plus de détails à Washington. Présidé par Trump, ce conseil est lié à un plan américain visant à démilitariser et à reconstruire Gaza, mais il a déjà suscité des inquiétudes parmi les alliés. L’Irlande a averti que cet organisme pourrait outrepasser le mandat du plan pour Gaza, tandis que la Biélorussie a déclaré que son président avait également été invité. Le conseil devrait comprendre plusieurs personnalités occidentales, mais les médias indiquent qu’Israël s’oppose à cette initiative, invoquant sa composition, son manque de coordination et son impact potentiel sur la sécurité et la souveraineté israéliennes.
Le comité « Board of Peace »
Le Kremlin a annoncé avoir reçu une invitation personnelle de Donald Trump invitant Vladimir Poutine à rejoindre un comité « Board of Peace » chargé de superviser la reconstruction de Gaza, le président ayant également émis l’idée qu’un siège permanent au sein du comité pourrait être acheté pour 1 milliard de dollars. S’adressant aux journalistes, le secrétaire de presse russe a confirmé que « le président Poutine avait également reçu par voie diplomatique une invitation à rejoindre ce Conseil de paix », signalant que la proposition avait été officiellement transmise. Il a ajouté que le Kremlin « espérait », alors qu’il examine l’invitation, « obtenir plus de détails de la part des États-Unis », suggérant que Moscou traite cette offre avec prudence tout en cherchant à obtenir des éclaircissements sur la portée de la proposition.
Le plan de paix pour Gaza
Le « Conseil de paix », présidé par Trump, repose sur le principe du plan américain visant à démilitariser et à reconstruire Gaza, mais il a déjà suscité l’inquiétude des alliés des États-Unis. Selon CNN, la ministre irlandaise des Affaires étrangères, Helen McEntee, a publié ce week-end une déclaration dans laquelle elle avertit que l’organisme proposé par Trump « aurait un mandat plus large que la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza », soulevant des questions quant à sa portée et son autorité. L’initiative continue de prendre de l’ampleur, la Biélorussie ayant annoncé que le président Alexandre Loukachenko avait également reçu une invitation à rejoindre le « Conseil de la paix ». À l’heure actuelle, le conseil devrait comprendre l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le Premier ministre canadien Mark Carney et le secrétaire d’État américain Marco Rubio, tandis que le président argentin Javier Milei, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et, enfin, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu auraient également reçu des invitations du président américain.
Le gouvernement israélien
Mais selon les indications rapportées par plusieurs médias, Israël s’oppose au « Conseil de paix » proposé par Trump, ses objections portant principalement sur sa composition, son mandat et l’absence de coordination préalable avec Jérusalem. Des responsables proches du Premier ministre Benjamin Netanyahu se sont opposés à l’annonce de la création du conseil sans consultation, arguant que plusieurs des participants invités ou supposés entrer en conflit direct avec la doctrine de sécurité d’Israël et ses objectifs d’après-guerre à Gaza. La participation éventuelle de pays tels que la Turquie, que les responsables israéliens considèrent comme hostiles et ayant des liens politiques avec le Hamas, ainsi que l’internationalisation plus large de la gouvernance de Gaza ont suscité des inquiétudes particulières. Les membres de la coalition de Netanyahu, en particulier ceux de droite, ont averti que le conseil risquait de limiter la liberté d’action d’Israël et de transférer les décisions stratégiques concernant l’avenir de Gaza à des acteurs extérieurs. Le gouvernement israélien a également fait part de son inquiétude quant à un mandat qui pourrait aller au-delà de la reconstruction, considérant que cette initiative porterait atteinte à la souveraineté et au contrôle sécuritaire d’Israël dans la phase d’après-guerre.