Les dirigeants se réunissent pour se défendre contre l’obsession de Trump pour le Groenland
Les chefs des 27 États membres de l’Union européenne se sont réunis à Bruxelles le 22 janvier pour tenir une réunion d’urgence concernant les menaces verbales répétées de Trump d’annexer le Groenland. Trump n’a cessé de faire savoir qu’il souhaitait s’approprier le Groenland, une région autonome du Royaume du Danemark. Alors que le Forum économique mondial de Davos s’achevait le 23 janvier, Donald Trump a passé plus d’une heure à s’adresser au sommet pendant son séjour. Trump a oscillé entre menacer plusieurs nations souveraines et affirmer qu’il n’utiliserait pas la force militaire pour annexer le pays, malgré ce qu’il avait menacé de faire auparavant.
Trump veut le Groenland
Le désir de Trump de s’approprier le Groenland est quelque peu déroutant. Il a souvent déprécié cette nation, la qualifiant notamment de « bloc de glace ».
Dans le même temps, Trump a clairement exprimé son souhait de s’approprier le Groenland au cours de son second mandat, et son discours à Davos a confirmé qu’il n’était pas prêt à abandonner le sujet. Trump a annoncé qu’il avait réussi à négocier un accord-cadre concernant le Groenland, mais cet accord ne semble pas donner à l’Amérique le contrôle sur le Groenland. L’accord prévoit la collaboration de plusieurs pays afin de protéger l’Arctique contre les menaces extérieures et donnerait à Trump le contrôle sur certaines ressources minérales du Groenland.
Au 23 janvier, aucun accord officiel n’avait été signé. Toutes les informations publiques concernant cet accord ont été communiquées aux médias par des représentants de l’OTAN.
Cadre d'un accord
Bien que les détails exacts de l’accord soient loin d’être divulgués, Donald Trump et plusieurs porte-parole de l’OTAN ont commenté différents aspects de l’accord. Selon certaines informations, le Danemark conserverait le contrôle du Groenland, mais l’accord comprendrait également des dispositions donnant aux États-Unis l’accès aux ressources naturelles du Groenland, y compris aux minéraux rares. L’accord prévoit également le renforcement de la sécurité dans l’Arctique contre des pays comme la Chine et la Russie. Trump a également mentionné que l’accord ferait progresser son projet de « Golden Dome » aux États-Unis, un système avancé de défense antimissile basé sur le Golden Dome israélien. Selon Trump, son intérêt est de garantir que le Groenland dure « indéfiniment ».
Réunion d'urgence au Groenland
Le 22 janvier, les chefs des 27 États membres de l’Union européenne se sont réunis à Bruxelles pour tenir une réunion d’urgence concernant le Groenland. La réunion avait pour but de garantir l’unité autour des principes du droit international et de la souveraineté nationale et d’assurer l’unité dans le soutien et la solidarité totale avec le Danemark et le Groenland. La réunion visait à trouver un moyen d’apaiser les souhaits de Donald Trump tout en garantissant l’autonomie du Groenland et le contrôle du Danemark sur la nation. Selon un porte-parole du Conseil européen, le désir de Trump de protéger le Groenland des forces extérieures correspond aux souhaits du Groenland et du Danemark, mais son désir de contrôler une grande partie de l’économie du Groenland n’a pas été bien accueilli en Europe. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déclaré que le Conseil européen était très préoccupé par le recours de Trump à des droits de douane agressifs et punitifs à l’encontre des pays qui ne partagent pas son point de vue. Selon Costa, le Conseil européen travaillera avec Trump dans les semaines à venir pour tenter de trouver une solution qui satisfasse le président tout en protégeant le Groenland.