Selon plusieurs médias, des membres de l'organisation Trump ont rencontré à plusieurs reprises en 2025 les dirigeants d'un groupe séparatiste canadien d'extrême droite, notamment l'Alberta Prosperity Project (APP), qui milite pour l'indépendance de l'Alberta vis-à-vis du Canada.
Les réunions, qui se sont tenues à Washington avec des responsables du département d'État américain, ont porté sur les demandes du groupe en matière de soutien politique et financier dans l'éventualité où un référendum sur l'indépendance serait adopté. Selon le Financial Times, les représentants de l'APP ont sollicité une facilité de crédit de 500 milliards de dollars pour aider à financer une Alberta indépendante. Ces informations ont été révélées quelques jours après que le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, ait qualifié l'Alberta de « partenaire naturel » des États-Unis, ajoutant qu'il avait entendu « des rumeurs selon lesquelles un référendum pourrait être organisé pour déterminer si la province souhaite rester au sein du Canada ou non ».

Des informations récentes ont suscité des inquiétudes quant aux tentatives du président américain, de hauts responsables de l'administration Trump et d'influents personnalités alignées sur le mouvement MAGA d'interférer dans les affaires politiques internes du Canada, alors que les tensions entre Washington et le gouvernement fédéral du Premier ministre Mark Carney à Ottawa se sont intensifiées. Ces tensions ont été mises en évidence lors du récent Forum économique mondial de Davos, où Carney a profité d'un discours très médiatisé pour défendre la souveraineté du Canada, insister sur l'autodétermination démocratique et mettre en garde contre la coercition économique et politique exercée par les grandes puissances. Ses remarques interviennent alors que Donald Trump, qui a par le passé qualifié Justin Trudeau de « gouverneur », a tenu des propos similaires à l'égard de Carney et a ouvertement évoqué l'annexion du Canada. Ces commentaires ont coïncidé avec des informations faisant état de multiples réunions entre des personnalités liées à Trump et des groupes séparatistes canadiens, amplifiant les inquiétudes à Ottawa quant aux efforts visant à porter atteinte à l'intégrité territoriale du Canada.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, s'est exprimé à plusieurs reprises sur l'Alberta lors de récentes apparitions, notamment dans une interview récente sur Real America's Voice, où il a affirmé que le Canada ne voulait pas d'un nouveau projet de pipeline. Ses remarques interviennent alors même que le Premier ministre Mark Carney est en pourparlers actifs avec le Premier ministre de l'Alberta au sujet d'un projet de pipeline reliant l'Alberta à la Colombie-Britannique, soulignant les tensions croissantes et les signaux contradictoires en provenance de Washington.
Bessent a semblé brouiller les pistes en adoptant un ton plus conciliant à l'égard des ambitions énergétiques de l'Alberta, déclarant :
« Ils disposent de ressources considérables. »
Il a ajouté :
« Je pense que nous devrions les laisser venir aux États-Unis, et l'Alberta est un partenaire naturel pour les États-Unis », des commentaires qui, selon les critiques, brouillent la frontière entre commentaire économique et ingérence dans les débats politiques internes du Canada.

Jeff Rath, membre de l'Alberta Prosperity Project et conseiller juridique du groupe qui a assisté à plusieurs réunions avec des responsables américains, a affirmé que Washington soutenait la cause séparatiste.
Selon le Financial Times, Rath a déclaré :
« Les États-Unis sont extrêmement enthousiastes à l'idée d'une Alberta libre et indépendante », se vantant que le groupe entretient des « relations beaucoup plus solides » avec les États-Unis que le premier ministre canadien. Ses commentaires interviennent alors que le mouvement indépendantiste de l'Alberta en est encore à un stade préliminaire : bien que la question référendaire proposée ait été approuvée par Elections Alberta, les organisateurs doivent encore nommer un responsable financier et recueillir les signatures requises avant que le vote puisse être officiellement déclenché.

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