Donald Trump a exacerbé les tensions avec l’Iran en annonçant le déploiement d’une « armada » navale américaine vers le Moyen-Orient, qualifiant cette mesure de préventive compte tenu des troubles dans le pays. S’exprimant à bord d’Air Force One, il a déclaré : « Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction », mais a souligné : « Je préfère qu’il ne se passe rien ». Cette annonce intervient alors que l’Iran est confronté à des manifestations soutenues et à une répression meurtrière. Trump a exprimé son soutien aux manifestants tout en mettant en garde Téhéran, mais il s’est abstenu de toute action militaire, après avoir renoncé à des frappes il y a deux semaines. L’Iran a depuis rejeté comme « totalement fausse » l’affirmation de Trump selon laquelle ses menaces auraient mis fin aux exécutions prévues.
Le Moyen-Orient
S’exprimant à bord d’Air Force One, Donald Trump a annoncé que l’armée américaine était en train de déplacer ce qu’il a qualifié d’« armada » de navires vers le Moyen-Orient, alors que les tensions montent en Iran à la suite de manifestations massives contre le gouvernement.
Il a déclaré : « Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction », soulignant que ce déploiement était préventif et « juste au cas où ».
Trump a ajouté « Je préfère qu’il ne se passe rien », tout en notant que Washington suivait de près la situation, alors que le nombre de morts estimé suite à la répression des manifestations par Téhéran dépassait les 5 000.
Soulignant l’ampleur du mouvement, il a déclaré :
« Nous avons une armada » « qui se dirige dans cette direction », avant d’ajouter « peut-être que nous n’aurons pas à l’utiliser », soulignant à la fois l’avertissement et l’incertitude entourant ce déploiement.
En route
En Iran, des semaines de manifestations à l’échelle nationale ont ébranlé les dirigeants du pays, les manifestants défiant les autorités dans un contexte de réponse sécuritaire de plus en plus sévère, suscitant la condamnation de l’étranger. Donald Trump a réagi à ces troubles par des messages très contrastés, exprimant sa sympathie pour les manifestants tout en mettant en garde les dirigeants iraniens contre les conséquences d’une répression accrue. Il a à plusieurs reprises présenté la position de Washington comme une pression plutôt qu’une intervention immédiate. Des responsables américains ont depuis révélé que le président avait renoncé à lancer des frappes contre l’Iran il y a deux semaines, alors qu’il avait précédemment déclaré que « l’aide était en route », après avoir conclu que les options militaires qui lui avaient été présentées ne seraient pas décisives pour obtenir un changement de régime à Téhéran, soulignant ainsi la retenue stratégique qui sous-tend sa rhétorique.
Complètement faux
Téhéran a récemment rejeté comme « totalement fausses » les affirmations répétées de Donald Trump selon lesquelles ses menaces de bombardement de l’Iran avaient contraint les autorités à suspendre l’exécution des manifestants. Le président américain avait affirmé que les exécutions prévues de plus de 800 manifestants avaient été suspendues grâce à ses avertissements, suggérant que ses déclarations avaient directement influencé les actions de Téhéran. Les responsables iraniens ont catégoriquement rejeté cette version, affirmant que les déclarations de Trump étaient fausses et l’accusant d’avoir établi un lien entre les menaces américaines et les décisions judiciaires internes de l’Iran. Ce démenti a ajouté à l’escalade verbale entre Washington et Téhéran, alors que les dirigeants iraniens ripostaient à ce qu’ils qualifiaient de pression extérieure et de posture politique concernant la gestion du mouvement de protestation.