Mémo de 2006 et Epstein: ce que disent les archives sur un appel attribué à Donald Trump

Mémo de 2006 et Epstein: ce que disent les archives sur un appel attribué à Donald Trump
Crédit: Getty Images

Contexte — Une nouvelle pièce tirée des « Epstein Files » relance le débat : un mémo d'audition, rendu public parmi des millions de pages judiciaires, affirme qu'en 2006 Donald Trump se serait entretenu avec des policiers de Palm Beach au sujet des agissements de Jeffrey Epstein. Cette révélation contredit la version selon laquelle l'ancien président n'aurait pas eu connaissance des crimes d'Epstein avant qu'ils ne deviennent publics.

Le document, cité par le Miami Herald et daté d'octobre 2019, rapporte le témoignage de Michael Reiter, ancien chef de la police de Palm Beach. Selon ce compte-rendu, Trump — alors simple homme d'affaires — aurait appelé pour saluer une enquête en cours et se serait inquiété du comportement d'Epstein.

Photo liée à l'affaire Epstein

Ce que dit le mémo — D'après le mémo, Trump aurait dit aux forces de l'ordre : « Heureusement que vous l'arrêtez, tout le monde sait qu'il fait ça ». Le document précise également que Trump aurait rapporté avoir vu Epstein en compagnie d'adolescentes et qu'il l'aurait ensuite « expulsé » du club Mar-a-Lago, où Epstein fréquentait des personnes fortunées.

Le compte-rendu mentionne aussi que Trump aurait averti la police au sujet de Ghislaine Maxwell, qualifiant la principale associée d'Epstein de « maléfique » et demandant qu'on se concentre sur elle. Cette précision alimente des questions sur ce que savaient différents cercles influents à l'époque, et sur la chronologie exacte des connaissances et réactions.

Image évoquant les déclarations attribuées à Trump

Les éléments confirmés et contestés — Plusieurs points sont à distinguer :

  • Le mémo provient d'une audition menée par le FBI en octobre 2019, après le décès d'Epstein. Il relève du corpus appelé « Epstein Files » rendu public par la justice américaine.
  • Michael Reiter est nommé comme source dans le document — son nom avait été initialement caviardé par le Département de la Justice puis dévoilé par la presse.
  • La Maison-Blanche a répondu de manière évasive : une porte-parole a déclaré que l'appel « a peut-être eu lieu en 2006, ou peut-être pas », tout en soulignant que Trump affirme avoir expulsé Epstein de Mar-a-Lago pour son comportement répugnant.

Photo évoquant Ghislaine Maxwell

Pourquoi cela a de l'importance — Ce mémo interroge sur plusieurs points clés qui dépassent la simple anecdote :

  • La chronologie : savoir qui, quand et comment a été informé des agissements d'Epstein est central pour comprendre l'ampleur du réseau et les responsabilités éventuelles.
  • La crédibilité des témoignages : les mémos d'audition relatent des propos rapportés et peuvent mêler souvenirs, interprétations et formulations. Ils ne valent pas verdict, mais sont des indices utiles pour les enquêteurs et le public.
  • L'impact politique : lorsqu'il s'agit d'une personnalité publique devenue chef d'État, tout élément montrant qu'elle connaissait des informations sensibles avant qu'elles ne soient publiques prend une dimension politique et médiatique significative.

Photo d'archives montrant la relation passée entre Trump et Epstein

Contexte relationnel — Il est établi que Trump et Epstein ont eu des contacts amicaux au début des années 2000. Des déclarations publiques passées de Trump, notamment une interview de 2002, témoignent d'une relation au moins superficiellement chaleureuse. Trump affirme avoir rompu les liens après la condamnation d'Epstein en 2008, minimisant par la suite l'importance de leur relation.

Quelles suites possibles ? — La publication des « Epstein Files » et des mémos d'audition est susceptible d'alimenter de nouvelles demandes d'enquête ou de réexamen des archives judiciaires. Néanmoins, la publication d'un mémorandum ne remplace pas une enquête judiciaire complète : il faudra recouper les éléments, interroger d'autres témoins, et vérifier les dates et preuves matérielles pour établir des faits au-delà des propos rapportés.

Photo liée aux réactions officielles

En résumé — Le mémo évoqué apporte un éclairage nouveau sur ce qui se dit au sein des élites autour d'Epstein dès 2006. Il ne constitue pas une preuve judiciaire définitive que Trump connaissait l'ensemble des crimes d'Epstein à cette date, mais il pose des questions légitimes sur la chronologie des informations et des réactions. Pour le lecteur : gardez à l'esprit la différence entre récit rapporté et preuve, et suivez les investigations futures pour voir si ces éléments sont corroborés par d'autres témoignages ou documents.

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