Un rapport récent du CSIS (Center for Strategic and International Studies), rapporté par CNN, indique que 1,2 million de russes ont été tués en Ukraine depuis l'invasion du pays par la Russie il y a quatre ans, un nombre de pertes que les chercheurs qualifient d'inédit pour une grande puissance militaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon cette analyse, le taux de pertes reflète l'intensité et la durée du conflit, avec des offensives répétées à grande échelle, des lignes de front retranchées et des tactiques qui ont entraîné des coûts humains soutenus et exceptionnellement élevés. Le CSIS note que de telles pertes sont pratiquement sans précédent dans l'histoire moderne pour un État disposant de la taille et des ressources militaires de la Russie, soulignant l'ampleur de l'impact de la guerre sur les forces armées de Moscou et soulevant des questions sur la viabilité à long terme de sa campagne en Ukraine.

Les données du rapport du CSIS mettent en évidence un autre déséquilibre frappant dans le coût humain de la guerre, montrant que l'Ukraine aurait perdu entre 500 000 et 600 000 soldats, tandis que le nombre de morts russes dépasse celui de l'Ukraine dans un rapport d'environ 2 pour 1. Cette évaluation souligne l'ampleur des pertes russes par rapport à ses gains sur le champ de bataille et à sa stratégie en matière de main-d'œuvre. Selon les commentaires cités par James Ford, ambassadeur adjoint britannique auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, les pertes militaires russes, y compris les morts et les blessés, dépassent désormais les taux de recrutement et de remplacement durables du pays. Les analystes avertissent que ce déséquilibre non seulement met à rude épreuve les forces armées russes, mais commence également à peser sur l'économie dans son ensemble, car la mobilisation prolongée, la pénurie de main-d'œuvre et l'augmentation des dépenses militaires exercent une pression croissante sur la croissance intérieure et la stabilité à long terme.

Au cours de l'année écoulée, le conflit est entré dans une nouvelle phase, en partie influencée par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et sa présentation publique de la guerre. Trump a présenté à plusieurs reprises la Russie comme ayant le dessus, soulignant la dépendance de l'Ukraine à l'aide occidentale et mettant en doute la capacité de Kiev à poursuivre le combat. Ce discours contraste avec les évaluations des analystes occidentaux, notamment celles du CSIS, qui soulignent que malgré l'ampleur de la guerre et les pertes massives, la Russie n'a augmenté que d'environ 12 % la superficie du territoire ukrainien sous son contrôle depuis 2022. Les gains territoriaux limités, mesurés par rapport au coût humain et économique du conflit, ont alimenté le débat parmi les alliés sur la manière dont la guerre est présentée sur le plan politique, d'autant plus que les preuves continuent de montrer que la Russie subit de lourdes pertes et que la pression sur l'armée et l'économie de Moscou ne cesse de croître.

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