Le deuxième plus grand producteur de pétrole russe, Lukoil, s’apprête à vendre une participation majoritaire dans ses actifs étrangers à la société américaine de capital-investissement Carlyle Group, alors que les sanctions contre le secteur énergétique russe s’intensifient. L’administration Trump a présenté ces mesures comme un moyen de pression pour forcer Moscou à négocier la fin de la guerre en Ukraine.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré :
« Il est temps de mettre fin aux massacres » et a accusé les géants pétroliers russes de financer l’effort de guerre. Les sanctions américaines et européennes, la baisse des prix du pétrole et la répression contre la « flotte fantôme » russe ont contribué à faire chuter de 25 % les exportations de pétrole et de gaz l’année dernière, compliquant tout accord qui nécessite encore l’approbation des États-Unis.
Un accord initial
Le deuxième plus grand producteur de pétrole russe, Lukoil, a été fortement touché par les sanctions américaines imposées par l’administration Trump, mesures décrites par Washington comme s’inscrivant dans le cadre d’un effort plus large visant à faire pression sur Moscou pour qu’elle négocie la fin de la guerre en Ukraine.
Dans ce contexte, Lukoil a annoncé avoir conclu un accord initial avec la société américaine de capital-investissement Carlyle Group pour vendre une participation majoritaire dans ses actifs étrangers.
Cette décision marque un tournant important pour la société énergétique russe, qui cherche à se défaire de ses activités à l’étranger face à la pression financière et réglementaire croissante, tout en permettant à une société basée aux États-Unis d’étendre sa présence sur les marchés mondiaux du pétrole, façonnés par les sanctions et le réalignement géopolitique.
Sanctions américaines
Le deuxième plus grand producteur de pétrole russe, Lukoil, a été fortement touché par les sanctions américaines imposées par l’administration Trump, des mesures qui, selon Washington, visaient à forcer Moscou à négocier pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Lors de l’annonce des sanctions en octobre, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré :
« Il est temps de mettre fin aux tueries et de procéder à un cessez-le-feu immédiat », ajoutant que « compte tenu du refus du président Poutine de mettre fin à cette guerre absurde, le Trésor sanctionne les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui financent la machine de guerre du Kremlin ».
Dans ce contexte, Lukoil a annoncé avoir conclu un accord préliminaire avec la société américaine de capital-investissement Carlyle Group pour vendre une participation majoritaire dans ses actifs étrangers, une décision qui reflète la pression financière croissante exercée sur le secteur énergétique russe.
Flotte fantôme
Selon le ministère russe des Finances, les sanctions américaines, combinées aux mesures européennes et à la baisse des prix mondiaux du pétrole, ont entraîné une baisse de 25 % des exportations russes de pétrole et de gaz l’année dernière, alors que Washington et ses alliés intensifiaient leurs pressions en ciblant les pétroliers liés à la « flotte fantôme » russe.
Le Kremlin a réagi avec prudence à l’accord annoncé entre une entreprise américaine et une société russe, un porte-parole déclarant que « la priorité principale est de garantir et de défendre les intérêts de la société russe ».
Du côté américain, la transaction reste soumise à l’approbation de l’Office of Foreign Assets Control, l’agence du département du Trésor chargée de l’application et de la gestion des sanctions, ce qui souligne les obstacles réglementaires qui entourent toute transaction impliquant des actifs énergétiques russes soumis à des sanctions.