Le froid glacial prouve que le réchauffement climatique est un «canular», selon Trump
Donald Trump a suggéré que la vague de froid intense qui frappe les États-Unis depuis la semaine dernière contredirait le réchauffement climatique:
«Je n’ai que rarement vu quelque chose de semblable auparavant. Les insurgés environnementaux pourraient-ils expliquer — QU’EST-IL ARRIVÉ AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ???», a ironisé le président américain sur Truth Social.
Pourtant, selon des chercheurs, une telle météo et le réchauffement climatique pourraient être liés.
Une nouvelle tempête hivernale
Pas de répit aux États-Unis. Une nouvelle tempête hivernale avec d’importantes chutes de neige a frappé le pays samedi. Cet événement se marie à une vague de froid polaire qui pourrait conduire, jusqu’à lundi, à des records de température dans certaines régions, et ce, jusqu’en Floride, selon les services météorologiques américains (NWS).
Cette nouvelle vague de froid glacial survient alors que les conséquences de la tempête de neige du week-end du 24 janvier continuent de perturber le pays.
Cette dernière avait désorganisé les transports, plongé dans le noir des centaines de milliers de personnes et engendré une centaine de morts.
Le rôle du vortex polaire
Ce froid extrême est provoqué par une masse d’air glacial en provenance de l’Arctique entrant en collision avec de l’air plus chaud et plus humide aux États-Unis. Habituellement, l’air froid arctique est maintenu aux hautes latitudes nord par le vortex polaire, un immense courant circulaire de vents.
Lorsque ce vortex s’affaiblit ou s’étire, l’air glacial peut s’échapper vers le sud, jusque sur le territoire américain. Métaphoriquement, c’est un peu comme lorsqu’on ouvre la porte d’entrée par une journée très froide.
Épisode de froid glacial et réchauffement climatique: un lien?
L’Arctique se réchauffe jusqu’à quatre fois plus vite que le reste de la planète. Un nombre croissant de chercheurs suggèrent que ces perturbations pourraient être dues au réchauffement relativement rapide de l’Arctique, qui se réchauffe jusqu’à quatre fois plus vite que le reste de la planète.
Cette région affaiblit la ceinture de vents isolant habituellement l’atmosphère au-dessus de la zone polaire de l’Amérique du Nord. Cela dit, les scientifiques attendent d’avoir davantage de données, sur une plus longue période, pour établir fermement un lien entre ces tempêtes hivernales extrêmes et le dérèglement climatique. Par ailleurs, certains experts soulignent que les variations naturelles du climat peuvent aussi jouer un rôle.
Moins de journées froides, plus de records de chaleur
Même au cœur de la tempête actuelle, certaines régions de l’ouest des États-Unis souffrent d’un important manque de neige, ce qui a mis à mal de nombreuses stations de ski, rapporte The Guardian.
À plus grande échelle, les vagues de froid hivernales ont raccourci, en moyenne de six jours, dans une grande partie du pays depuis 1970, selon Climate Central, un organisme de recherche à but non lucratif.
Les journées froides continuent de se produire, mais elles sont largement dépassées en nombre par les journées de chaleur record. À l’échelle nationale, depuis 1970, la température moyenne des journées les plus froides de l’année a augmenté d’au moins 2,5 °C (4,6 °F).