L’armée américaine a annoncé jeudi avoir saisi un sixième pétrolier sanctionné qui aurait des liens avec le Venezuela, selon Washington. Il s’agit de la cinquième opération de ce type depuis mi-décembre, soit le début du blocus sur le pétrole vénézuélien décidé par le président Donald Trump. La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a déclaré sur les réseaux sociaux: «Le pétrolier Veronica avait déjà traversé les eaux vénézuéliennes et opérait sans respecter la quarantaine imposée par le président Trump aux navires sanctionnés dans les Cïbes.» L’opération s’est déroulée avant l’aube, «sans incident», a précisé le Commandement Sud de l’armée américaine.
La flotte fantôme sous sanctions
Noem a montré du doigt l’appartenance du Veronica à «la flotte fantôme sous sanctions.» Le navire figure sur la liste des sanctions américaines visant la Russie depuis 2022. Son dernier signal de localisation remonte au 3 janvier entre Aruba et le Venezuela. Le pétrolier n’a presque pas navigué depuis au moins mi-novembre, selon les données de Bloomberg. Il a ensuite été détecté au même endroit sur une image satellite le 20 décembre, par le site de surveillance maritime Skyligh. En janvier, le Veronica a été rebaptisé Gallileo et, comme plusieurs autres navires pétroliers, est passé sous pavillon russe, rapporte le registre de l’Organisation maritime internationale.
«Il n’y a aucun moyen d’échapper à la justice américaine».
Noem a montré du doigt l’appartenance du Veronica à «la flotte fantôme sous sanctions» Le navire figure sur la liste des sanctions américaines visant la Russie depuis 2022. Son dernier signal de localisation remonte au 3 janvier entre Aruba et le Venezuela. Le pétrolier n’a presque pas navigué depuis au moins mi-novembre, selon les données de Bloomberg. Il a ensuite été détecté au même endroit sur une image satellite le 20 décembre, par le site de surveillance maritime Skyligh. En janvier, le Veronica a été rebaptisé Gallileo et, comme plusieurs autres navires pétroliers, est passé sous pavillon russe, rapporte le registre de l’Organisation maritime internationale.
Les plus importantes réserves prouvées de brut du monde
Après avoir capturé le président du Venezuela, Nicolas Maduro, le 3 janvier dernier, Washington compte prendre le contrôle de la manne pétrolière de ce pays sud-américain. Il détient les plus importantes réserves prouvées de brut du monde, soit 17% du total mondial, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie. Moins de deux semaines après l’emprisonnement de Maduro, Washington a procédé à une première vente de brut vénézuélien, une opération à 500 millions de dollars. Le président Trump a également rencontré la semaine dernière des dirigeants de compagnies pétrolières pour discuter de son objectif d’investir 100 milliards de dollars au Venezuela afin de reconstruire l’industrie pétrolière délabrée du pays. Bien qu’elle ait condamné la capture de Maduro, Delcy Rodríguez, la présidente vénézuélienne par intérim, se soumet pour l’heure aux obligations imposées par les États-Unis.
Une étroite collaboration avec la présidente par intérim
La saisie de Veronica a eu lieu quelques heures avant la rencontre de Donald Trump à la Maison-Blanche avec María Corina Machado, l’opposante vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix. Trump l’a qualifié par le passé de «combattante de la liberté». Or, ce dernier a rejeté l’idée de la nommer à la tête du Venezuela après l’éviction de Nicolas Maduro, estimant qu’elle ne bénéficie pas du soutien requis dans le pays latino-américain pour en prendre la tête. L’administration Trump a donc réitéré jeudi que les États-Unis entendaient maintenir le contrôle sur le Venezuela en travaillant en étroite collaboration avec la présidente par intérim (et ex-vice-présidente) Delcy Rodríguez, et n’envisageaient pas d’élection dans un avenir rapproché. Le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs louangé mercredi à la suite d’un échange téléphonique les actions de Rodríguez, qui tente de satisfaire les demandes de ce dernier quant à l’exploitation des ressources pétrolières du Venezuela sans s’aliéner les membres les plus radicaux du régime.