Trump ordonne aux Somaliens de quitter le pays, ICE déclenche des confrontations au Minnesota
L’administration Trump a mis fin au statut de protection temporaire accordé aux ressortissants somaliens aux États-Unis, ordonnant aux personnes concernées de quitter le pays avant le 17 mars après avoir conclu qu’elles ne remplissaient plus les conditions requises par la loi fédérale. La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a défendu cette décision en déclarant que « temporaire signifie temporaire », arguant que la situation en Somalie s’était améliorée et que le maintien de la protection était « contraire à nos intérêts nationaux ». Cette mesure a exacerbé les tensions dans le Minnesota, qui abrite la plus grande communauté somalienne des États-Unis, où l’intensification des opérations de l’ICE a alimenté la peur et l’incertitude. Les critiques se sont multipliées à la suite du meurtre par balle d’une femme lors d’une opération de l’ICE, faisant du Minnesota un point chaud du débat national sur l’immigration.
Ne plus être admissible
L’administration Trump a annoncé la fin du statut de protection temporaire pour les ressortissants somaliens vivant aux États-Unis, ordonnant aux personnes concernées de quitter le pays après avoir déterminé qu’elles ne remplissaient plus les conditions requises pour bénéficier de ce statut. Cette décision touche les Somaliens qui avaient été autorisés à rester aux États-Unis en vertu de protections humanitaires liées à l’instabilité dans ce pays d’Afrique de l’Est. La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a justifié cette mesure en affirmant que la situation en Somalie s’était suffisamment améliorée pour justifier ce changement, déclarant dans un communiqué écrit : « Temporaire signifie temporaire ». Elle a ajouté que la situation actuelle ne répondait plus aux critères légaux requis par la loi fédérale pour maintenir le statut de protection, marquant ainsi un changement radical de politique qui obligera des milliers de Somaliens à partir volontairement ou à faire face à une procédure d’expulsion.
Le débat national
Les tensions aux États-Unis se sont fortement intensifiées dans le Minnesota, qui abrite la plus grande communauté somalienne du pays, alors que les politiques d’immigration plus strictes de l’administration Trump se heurtent à une application agressive sur le terrain. Les quartiers somaliens de la région de Minneapolis-St. Paul ont été profondément touchés par l’intensification des opérations de l’ICE et la décision de mettre fin au statut de protection temporaire, ce qui a alimenté la peur et l’incertitude parmi les familles, les travailleurs et les petites entreprises, dont beaucoup vivent légalement dans l’État depuis des années. La situation s’est encore aggravée après qu’une femme a été abattue lors d’une opération de l’ICE dans le Minnesota, un incident qui a attiré l’attention nationale et intensifié les critiques à l’égard des politiques d’expulsion de l’administration. Les dirigeants communautaires et les groupes de défense des droits civiques affirment que cette fusillade a amplifié les inquiétudes concernant le comportement des agents de l’ICE et l’impact plus large des tactiques de répression sur les communautés immigrées, d’autant plus que l’administration Trump a décidé d’accorder aux agents une large immunité pour leurs actions. Ensemble, la répression et la fusillade ont fait du Minnesota le point central du débat national sur l’immigration, la responsabilité et le traitement des Américains d’origine somalienne.
Donner la priorité aux Américains
Le statut de protection temporaire est accordé par le département de la Sécurité intérieure aux ressortissants étrangers qui ne peuvent pas retourner en toute sécurité dans leur pays d’origine en raison de conflits armés, de catastrophes naturelles ou d’autres conditions extraordinaires, leur permettant de vivre et de travailler légalement aux États-Unis jusqu’à ce que la situation s’améliore. En annonçant la fin de la désignation pour les Somaliens, la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a présenté cette mesure comme s’inscrivant dans le cadre d’un changement plus large des priorités en matière d’immigration, arguant que le maintien des protections ne servait plus les intérêts des États-Unis. Elle a défendu cette décision en déclarant :
« Nous donnons la priorité aux Américains » et a ajouté que permettre aux ressortissants somaliens de rester sous le TPS était « contraire à nos intérêts nationaux », soulignant la position de l’administration selon laquelle le programme doit être temporaire et étroitement lié à la situation actuelle dans le pays bénéficiaire.
En vertu de la décision approuvée par le président Trump, les ressortissants somaliens couverts par le programme ont jusqu’au 17 mars pour quitter les États-Unis.