En 2026, le Canadien entre dans une zone charnière: assez jeune pour rêver, assez ambitieux pour exiger des réponses. L’arrivée potentielle de Michael Hage, qui pourrait faire le saut chez les pros au printemps, pourrait venir en renfort au poste de centre dans l’organigramme du CH… ou du Rocket. Pendant ce temps, les rumeurs liant Sidney Crosby à Montréal entretiennent le buzz et posent une question simple: coup d’éclat réaliste ou mirage d’hiver? Et devant le filet, l’incertitude plane: les déboires de Samuel Montembeault étaient-ils un passage à vide, ou le signe d’un plafond? Voici dix dossiers clés pour jauger la prochaine étape de l’équipe montréalaise.
L'éclosion de Slafkovsky
L’éclosion de Juraj Slafkovsky change la dynamique du Canadien, surtout depuis qu’il a été jumelé à Ivan Demidov et Oliver Kapanen sur un jeune trio plus équilibré. Plus imposant et plus engagé, le Slovaque protège la rondelle, gagne des batailles le long des rampes et crée de l’espace pour le talent de Demidov. Kapanen, lui, profite de cette présence pour jouer plus direct au centre et attaquer l’enclave. Dans un échantillon, la ligne a dominé à cinq contre cinq, marquant trois buts tout en n’en concédant qu’un seul. Résultat: moins de dépendance au premier trio, et un CH plus dangereux. Est-ce l’année où Juraj Slafkovsky sera reconnu comme un vrai attaquant de puissance d’élite? Il est sur la bonne voie!
Un retour en force en 2026 pour Monty?
Samuel Montembeault a traversé une période difficile en début de saison 2025-2026: séquences de buts rapides, confiance ébranlée et gestion des retours plus laborieuse. Quand un gardien perd ses repères, tout paraît lourd, surtout derrière une défense jeune qui donne encore des chances de qualité. Pourtant, 2026 peut devenir son année de relance. Avec un été axé sur la lecture des jeux, le contrôle des rebonds et la stabilité mentale, il peut retrouver le calme qui l’a rendu utile au CH. Est-ce que son passage avec le Rocket de Laval sera salutaire pour la relance de sa game? Dans le cas contraire, le CH aura des décisions difficiles à prendre, qu’on aime Montembeault ou non…
Kapanen, le deuxième centre d'avenir?
Depuis des mois, le Canadien scrute le marché pour trouver un vrai deuxième centre, un besoin criant derrière Nick Suzuki. Entre blessures, départs et options temporaires, Montréal veut un joueur capable de gagner ses mises au jeu, d’affronter de bons trios et de soutenir l’attaque à cinq contre cinq. Dans ce contexte, la possibilité de voir Oliver Kapanen s’installer dans cette chaise à long terme intrigue. Son intelligence, sa mobilité et son sérieux défensif cadrent avec un rôle de centre responsable. S’il ajoute de la constance offensive et s’impose davantage sur les mises au jeu, il pourrait devenir une solution interne, plus rapide et moins coûteuse qu’un gros échange.
Michael Hage avec le CH au printemps?
Après sa saison avec l’Université du Michigan, Michael Hage pourrait rapidement devenir l’un des dossiers les plus excitants du Canadien. Centre droitier, compétitif et déjà mûr physiquement, il a montré qu’il pouvait produire tout en jouant contre des joueurs plus âgés. Montréal pourrait l’inviter à brûler une année de contrat dès le printemps, ou le laisser dominer encore avant de sauter le pas. Son arrivée apporterait de la profondeur au centre, un tir dangereux et une mentalité pro. Si sa transition est fluide, Hage pourrait s’imposer avec le CH dès 2026. À moins qu’un passage à Laval s’impose avant d’arriver dans la cour des grands? Dans tous les cas, les dirigeants fondent beaucoup d’espoir en ce jeune homme rempli de promesses.
Des matchs à Montréal pour Reinbacher?
La progression de David Reinbacher demeure un indicateur majeur du plan du Canadien. Plus solide physiquement et plus à l’aise avec la rondelle, le défenseur autrichien montre une meilleure lecture des entrées de zone et une capacité accrue à relancer proprement. Son jeu simple, son bâton actif et son calme sous pression en font un candidat logique pour un rappel ponctuel. Si des blessures frappent la brigade défensive du CH comme on l’a vu souvent, Montréal pourrait lui offrir quelques matchs pour goûter au rythme de la LNH, sans brûler les étapes. Il reste un gros point d’interrogation pour les partisans, compte tenu de son haut rang de sélection au repêchage en 2023.
Le dossier Sidney Crosby
Les rumeurs d’un échange de Sidney Crosby vers le Canadien reviennent dès que Pittsburgh glisse au classement, mais la possibilité reste limitée. Son agent Pat Brisson a ouvert la porte à un échange l’été dernier, surtout si la situation de l’équipe se détériore. De son côté, le DG Kyle Dubas a indiqué qu’il ne l’échangerait pas, sauf si Crosby en faisait lui-même la demande. Et le dossier est verrouillé: Crosby est sous contrat jusqu’à la fin de 2026-2027, avec une clause complète de non-échange. Ceci dit, au bon prix, il ne fait aucun doute que Kent Hughes serait intéressé d’amener le 87 dans ses rangs s’il devenait disponible, comme tous les autres DG de la LNH, probablement.
Quoi faire avec Demidov?
Dès le 1er juillet 2026, Ivan Demidov deviendra admissible à une prolongation de contrat avec le Canadien, et Kent Hughes devra trancher entre prudence et anticipation. Fidèle à la tendance établie avec Juraj Slafkovsky et Lane Hutson, la direction pourrait vouloir régler le dossier rapidement afin de verrouiller un talent clé avant que son prix n’explose. Demidov possède un potentiel offensif rare, capable de transformer un trio et d’élever l’attaque à forces égales. Cela dit, Hughes pourrait aussi préférer l’évaluer davantage face aux ajustements de la LNH. Tout dépendra de son impact immédiat et de la conviction du CH qu’il fait partie du noyau à long terme.
De retour en série?
Malgré une saison 2025-2026 cahoteuse, le Canadien peut encore viser une place en séries en 2026. Les blessures ont souvent cassé l’élan, forcé des rappels improvisés et déséquilibré les unités du CH. Ajoutez les contres-performances de Samuel Montembeault, et Montréal a trop souvent dû courir après le match. Mais le noyau jeune progresse, la profondeur s’améliore et, si le groupe retrouve la santé, le CH a assez de vitesse pour gagner des séquences. Un meilleur jeu en infériorité numérique et une rotation plus stable devant le filet pourraient transformer des défaites serrées en points dès la reprise après Noël.
Le futur contrat de Bolduc
Même s’il devient un dossier prioritaire en 2026, Zachary Bolduc, acquis en retour de Logan Mailloux le 1er juillet 2025, n’arrivera pas sur le marché sans contrôle: son contrat d’entrée se termine après 2025-2026 et il sera joueur autonome avec compensation (RFA), ce qui laisse le levier au CH. Montréal pourra le prolonger à bon prix si sa production reste stable, ou miser sur une entente-pont de quelques années pour acheter du temps. Tout dépendra de son rôle dans le top-6 et de son usage en avantage numérique. S’il continue d’utiliser son tir dévastateur et d’être constant, un contrat à long terme de six ou sept ans deviendra logique pour le Canadien.
Laine, on le signe ou pas?
Le futur de Patrik Laine avec le Canadien reste incertain, malgré son talent évident. À son meilleur, il apporte un tir d’élite et une menace immédiate en avantage numérique, mais son impact fluctue selon sa santé et sa constance à cinq contre cinq. Montréal doit aussi jongler avec la réalité salariale et l’évolution de son jeune noyau: si Demidov, Slafkovsky et d’autres réclament davantage de minutes offensives, Laine devra trouver un rôle clair et durable. Le CH pourrait choisir de le garder comme arme spécialisée, ou de tourner la page si le fit ne devient pas naturel. Tout dépendra de sa fin de saison et de son engagement.